Ḥannā Diyāb, Chypre ottomane : syro-maronites, grecs et catholiques… et les porcs, 1707, 1766 n-è

Ils répètent constamment : « Mieux vaut être Musulmān que Rūmān ». Il n’y a pas une seule famille qui ne compte un ou deux musulmans, parfois trois, car ils marient leurs filles à des janissaires afin de bénéficier de la protection des gouvernants et des puissants. Ils n’ont ni honneur ni religion ! » Continue reading

Ḥannā Diyāb, Le Jeûne du Carême chez les Maronites de Tripoli, 1707, 1766 n-è

Comme le repas n’arrivait pas et que nous étions affamés car nous avions voyagé toute la nuit, nous puisâmes dans nos provisions du poisson de mer frit, du pain et du vin, et nous nous assîmes pour déjeuner, ce qui ne tarda pas à provoquer autour de nous un attroupement, et on nous demanda :
« Êtes vous Naṣārā ?
-Oui
-Comment se fait-il que vous rompiez le jeûne avant l’heure ?
-Nous sommes des voyageurs ; nous avons cheminé toute la nuit et nous ne sommes donc pas soumis au jeûne. » Continue reading

Patrick Russel, Le café des conteurs d’Alep, 1794 n-è

Il récite en marchant de ci de là, au milieu de la salle du café, s’arrêtant seulement de temps en temps quand l’expression nécessite une certaine emphase dans l’attitude. On l’écoute généralement avec grande attention, et, assez fréquemment, au milieu d’une aventure intéressante, quand l’attente du public est montée au plus haut degré, il s’interrompt brusquement, et s’échappe de la pièce en laissant son héros et l’audience dans le plus grand embarras. Continue reading

Ulrich Seetzen, Journal d’Alep, La culture trans-classe des cafés à conteurs, 1804 n-è

Il est en fait frappant à quel point même la classe populaire la plus basse sait réciter par cœur des choses pleines d’esprit. Tous leurs chants respirent d’amour ardent ou de satire mordante, et ils savent présenter sur Harun al Raschid, sur Sleiman, Lockman le Sage, etc. de très belles choses de façon intéressante. [...] Dans ces cafés, on ne rencontre pas seulement la classe populaire moyenne, mais aussi la plus basse, qui, pour une tasse de café qui coûte un Para, passe un après-midi entier là, et peut écouter le conteur aussi bien que le plus riche. Continue reading

‘Alī b. Rabban al-Ṭabarī, De la Religion et des Empires (XXX), Le Jihâd selon les exemples de la Bible et les arguments du Christ, v. 850 n-è

Le Christ […] a interdit la guerre et avertit contre ses causes en disant : « Quiconque te forcera à marcher une Mille, va avec lui le double ; Quiconque t’enlève ton manteau, donne-lui ton manteau ; Si quelqu’un te frappe sur la joue, présente lui la seconde aussi. »
Par cet ordre le Christ laissa peu de pouvoir spirituel et temporel à ses disciples, et transféra leur héritage aux membres d’une autre nation qui menait la guerre en Orient et en Occident, l’alluma par lances et épées jusqu’aux pays des Romains, des Francs, des Touraniens qui vivent sous la tente, et des Arméniens. Hors de ces pays, quels sont les chrétiens qui se trouvent dans le pays des Turcs, à l’exception d’une petite et méprisable quantité de Nestoriens dispersés parmi les nations ? Ou qui trouve-t-on chez les Arabes, si ce n’est une poignée de Jacobites et de Melchites ?
Alors nous avons vu que le Christ […] a finalement donné la permission de prendre l’épées ; en abrogeant le premier ordre. Il dit en effet à ses disciples : « Que chacun de vous vende son vêtement et achète son épée pour lui-même ». Et il dit : « Ne pensez pas que je suis venu pour semer la paix sur la terre, mais la guerre ! » Celui qui insulte l’Islam dans ce qui a été considéré comme bon et mis en pratique par les prophètes que nous avons mentionnés, dévie du Chemin de la Justice. Continue reading

Réponse de Hayya Ga'ôn, président de l'Académie de Babylone, à propos de vin touché par des Musulmans, v. 1000 n-è

Premièrement, vous devez savoir que si ces Gentils dont vous vous préoccupez sont de la Religion des Išmā‘ēlites, le principe de leur religion est la prohibition du vin, il est détesté, et maudit pour quiconque en boit. Par conséquent, il … Continue reading

Vie de Jean de Daylam (m. 738), Conversion au christianisme en Caspienne sous les Omeyyades, v. 750 n-è

Alors, les frères Perses (Pūrsāyē) et Syriens (Sūryāyē) se querellaient les uns les autres pour les services : les Perses disaient :
« Nous devrions tous réciter le service dans notre langue, vu que nous vivons en Pays des Perses ! »
Tandis que les Syriens disaient :

« Notre père est un Syrien, et c’est ainsi que nous devons réciter les services dans notre langue, en référence au fondateur du monastère ; de plus, nous ignorons comment réciter les services en Persan ! » Continue reading

Ismayl Urbain, L’Algérie Française. Indigènes et Immigrants (I) 1862

? Il est évident que ne pouvant ou ne voulant pas accepter toutes les charges de notre état social, ils ne doivent pas en recueillir tous les avantages. Autant par une sage circonspection de notre part qu’à cause de leur répugnance particulière, ils ne peuvent participer à l’égalité civile et politique réglée par nos lois. Notre droit est absolu ; on ne saurait en réclamer le bénéfice si l’on veut se retrancher dans certaines exceptions privilégiées.
Tant que les indigènes n’auront pas opéré une séparation radicale entre le spirituel et le temporel, tant que leur culte et leurs dogmes religieux seront en contradiction avec nos Codes, ils ne pourront être investis du titre de citoyens français. Il faut que le Koran devienne pour eux un livre purement religieux, sans action sur la législation civile. Ce progrès n’est pas impossible, D’autres peuples sont sortis de l’organisation théocratique et se sont rangés sous un gouvernement séculier, sans abdiquer leurs croyances.
Sous la réserve de ces observations, essayons de préciser la situation des indigènes. Ils sont régnicoles, avons-nous dit. A ce titre, ils ont droit à notre protection diplomatique lorsqu’ils voyagent hors de nos frontières. Ils ne sont plus les sujets de la Porte ottomane ; ils n’ont pas devant le droit public européen une autonomie propre. Nul ne peut s’interposer entre la France et eux ; ils n’ont rien à attendre du dehors ; la vie politique, le développement et l’avenir social leur viendront de nous seuls. La scission est nette avec leur passé, elle est irrévocable.
Si nous interrogeons leur position vis-à-vis de notre droit intérieur, ils nous apparaissent comme des clients, comme des sujets politiques, et non des sujets civils (si une pareille distinction est possible), comme des affranchis de la nationalité étrangère, auxquels un stage est imposé avant de devenir participants à la souveraineté française. Ils ont leur domicile parmi nous, mais les délais ne sont pas expirés pour qu’ils reçoivent la grande naturalisation.
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Affaire d’Enos, Israélite algérien, interdit d’inscription au barreau, Arrêt de la Cour impériale d’Alger, 1862

« Considérant qu’en stipulant, pour les diverses fractions de la population indigène, le maintien de leur religion, de leurs propriétés, de leur commerce, de leur industrie, les hautes parties contractantes ont, par cela même, entendu que, tout en devenant Français, les différents membres de cette population ne seraient point admis à la jouissance des droits que confère la qualité de citoyen français” Continue reading

Athanase de Balad, Patriarche jacobite, (titre de Jacques d’Edesse ?) Interdit de partager les viandes et de se marier avec les "Païens", v. 685 n-è

Des hommes avides, esclaves du ventre, prennent part avec les païens (ḥanpē) à leurs festins selon l’occasion, sans retenue, et de malheureuses femmes s’unissent au hasard avec des païens (mazdūgn l-ḥanpē), contre la loi et le droit, enfin tous mangent parfois sans distinction aucune des victimes (dabḥē) des païens Continue reading

Au nom du Shi’âr : Le Hisn idrisside de Tâmdalat (Zagora) et sa destruction en 2014

« Les bourgades connus [sous le nom de] Banī Dar‘a : On y trouve une cité qui n’est guère étendue, Tāmdalat, qui est à Yaḥyā b. Idrīs al-‘Alawī ; au-dessus d’elle se trouve une forteresse (Hiṣn), celui qui s’y trouvait était ‘Abd Allah b. … Continue reading

Al-Ghazālī, Réfutation de la divinité de Jésus par l’expression de l’Evangile, v. 1090 n-è

Les chrétiens en cela s’appuient aveuglément sur la seule tradition et retiennent, avec bec et ongles, le sens littéral adopté par les Anciens, sans que nul parmi ceux d’aujourd’hui, à cause de leur incapacité, n’entreprenne d’en expliquer les points difficiles. Ils s’imaginent que c’est cela même la Loi révélée établie pour eux par ‘Īsā. Ils justifient leur adhésion par l’autorité de textes considérés par eux comme contraignants pour l’esprit, comme se refusant à toute interprétation symbolique, et qu’il n’est pas aisé de détourner de leur sens littéral. [...] Tout au contraire, il s’est formé, dès l’enfance, dans l’esprit de ces personnes, certaines représentations qui ont fini par passer, l’ignorance se prolongeant, à l’état d’habitude acquise. Cette catégorie est difficile à guérir de son mal.
Si ces malheureux consultaient leur raison et cessaient d’être menés par la passion (al-Hawâ) et le fanatisme (at-Ta’çib), ils s’apercevraient qu’ils se sont écartés du droit chemin et qu’ils ont abandonné les voies de la Vérité, et ce, pour diverses raisons. Continue reading

L. Br. de Boisgelin, Caractère des Maltais, 1806 n-è

Les mantes, qui recouvrent les femmes de la tête aux pieds, et ne laissent à découvert que le front et les yeux, différaient dans la partie supérieure et distinguaient les filles, des femmes mariée s: pour les ainées elle était coupée en rond, pour les autres elle se terminait en pointe. Mais dans la suite, les femmes en acquérant, avec une honnête liberté, les grâces que le désir de plaire multiplie, lorsqu’il est soutenu par l’espoir de profiter de ses succès, se sont débarrassées du vêtement énorme qui les gênait en les cachant, et sans renoncer à la couleur noire, la seule que, par modestie, elles pussent porter hors de chez elles, ni proscrire l’usage d’un voile que la décence exigeait encore, elles se sont composé un habillement qui laisse admirer à la fois la délicatesse des traits du visage, des yeux vifs et superbes Continue reading

Pétition de “Certains Maures Libres”, sujets marocains, Caroline du Sud, 1790 n-è

-Que vos Requérants il y a de cela quelques années eurent l’infortune, tandis qu’ils combattaient pour la défense de leur pays, d’être capturés avec leurs femmes et faits prisonniers de guerre par l’un des rois de l’Afrique.
-Qu’un certain capitaine Clark les avait fait se livrer à lui sur la promesse qu’ils seraient rachetées par l’ambassadeur de l’Empereur de Maroc résidant alors en Angleterre, afin qu’ils soient rendus à leur propre pays.
-Au lieu de cela il les convoya en cet Etat, et les vendit comme esclaves.
-Depuis cette époque, ils ont par la plus grande des industries été en mesure de racheter leur liberté à leurs maîtres respectifs
-Et maintenant ils prient votre Honorable Chambre, qu’en tant que libres sujets d’un Prince à présent en Alliance avec ces États-Unis ; qu’ils ne soient point considérés comme soumis à une Loi de cet Etat (actuellement en vigueur) appelée la loi nègre. Continue reading

Maurice Delafosse, Haut-Sénégal-Niger, I, III, p. 211-212, Islamophobies et Islamophilies coloniales, 1912 n-è

Pris en bloc, l’état d’esprit des musulmans du Haut-Sénégal-Niger ne paraît pas opposé à notre civilisation si certains partis nous ont fait de l’opposition, ce n’est pas parce que nous sommes une nation chrétienne, mais simplement parce que notre action a menacé … Continue reading

A. QUELLIEN, La Politique Musulmane dans l’AOF, II-1, « Islamophobie », 1910 n-è

Ce qui fortifie singulièrement le sentiment d’hostilité et de prévention à l’égard de l’Islam, c’est que, dans ces dernières années, les Européens ont eu très souvent pour adversaires des peuples islamisés qui les ont obligés à des luttes longues, pénibles et coûteuses. L’erreur vient de ce que l’on reporte la cause de ces guerres uniquement à l’Islam. [...]
« Les États nègres organisés, qu’ils soient musulmans ou fétichistes, ont pour la plupart opposé une résistance plus ou moins longue à l’envahissement des peuples européens. Il serait absolument injuste de prêter aux uns plutôt qu’aux autres d’autres sentiments que ceux dont nous serions animés nous-mêmes, si notre existence politique était menacée (Binger). » [...]
La différence qu’il y a entre l’esclave et le maître, c’est que le premier travaille alors que le second ne fait rien. Mais il y a certainement moins d’écart et surtout moins d’antagonisme entre cet esclave et son maître qu’entre le pauvre et lé riche en Europe, qu’entre l’ouvrier d’usine et son patron. Il est probable que l’esclave noir préférerait sa condition et sa situation à celles qui sont réservées à ceux qu’on a appelés « les esclaves blancs ».
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Ribât Sharaf (Route Sarakhs-Nishapur), Margiane, 1114 n-è

Précédent : Ibn Zayd Suivant : Sultan Sanjar Vue de l’entrée du Caravansérail -C’est un Pishtâq encadré de deux arcatures décoratives -L’ensemble de la structure est encadré de colonnes d’angles engagées -Une dédicace kufique encadre l’arc brisé surhaussé qui repose … Continue reading

Code assyrien, I, 39-40, Le voile et les femmes, XII° s. av. n-è

-Durant la journée, lorsqu’elle va sur la grand rue (Ina Ribeti), elle doit être voilée (tuptaçān).
-La femme captive, qui, sans sa maîtresse, [de sa maison] (bēlit bīti) va sur la grand rue, doit être voilée.
-La hiérodule (Qadishtu) qu’un homme a pris en mariage (šā mutu ykhzušini) doit être voilée sur la grand rue.
-Celle qui n’est point mariée doit avoir la tête découverte sur la grand rue.
-La [femme] impure doit être voilée,
-La prostituée (KAR-LIL = kharimtu) ne doit point être voilée Continue reading

Talkhatan Bâbâ Masjidi, Marw, Margiane, v. 1095 n-è

Suivant : Yarti Gumbaz Vues anciennes du Khanaqa (mausolée-mosquée) -Il s’agit d’une basilique à trois nefs (prises dans le sens d’une église) -Une des faces du parallélépipède a été remplacée par de gros contreforts de soutènement -Chaque face latérale est … Continue reading

Khudâ-i-Nazâr Awliyâ, N. de Marw, Margiane, X°-XI° s. n-è

Précédent : Shir Kabir Suivant : Mashhad-i-Misriyan Vue d’ensemble du mausolée -Unique façade sur le portail qui encadre la porte -L’arc sur la porte parait en plein cintre -On devine un arc principal qui prolonge les pilastres de brique -Les … Continue reading

XI : Dhû-l-Kifl/Ârâl-Payghambar, îlot de 'Amu Darya, Termez, XI-XIIè s

Précédent : Mausolée d’Ayyub Vue ancienne (date inconnue) de ce mausolée-cénotaphe en l’honneur d’un personnage coranique -On distingue bien la bi-partition entre la coupole de la salle de prière et un coursive ornée d’arcatures extérieures Vue récente de l’ensemble -La … Continue reading

VIII : Âq-Âstânâ-Bâbâ (Abû Hurayra ?), N. de Termez, Bactriane, déb. XI° s.

Précédent : Alamberdar Vue de deux faces du mausolée -Une des angles a conservé intacte sa colonne qui sert ici clairement de contrefort -L’arc de la porte, très simple, est brisé en accolade, il comporte dans son écoiçon de gauche … Continue reading

III : Portail de Hulbuk, Khuttâl, Bactriane, v. 1030

Précédent : Arslan Ilek Suivant : Ribat-i-Malik 37°46’39” 69°33’23” Restes du portail (ghaznévide ?) du (second ?) palais des Emirs de Khuttâl -On distingue très bien les restes d’une longue inscription kufique primitive qui encadre l’arc principal -Il semble ne … Continue reading

VII : Shâh-i-Zindâ, Mausolée de Quthâm b. ‘Abbâs, Restes de l’Iwan primitif, XI° s., Samarqand, Sogdiane

Précédent : Jarqurghân Suivant : Khoja Nahrshân 39°39’47” 66°59’17” Base du Minaret -On distingue très bien le noeud Girîkh qui encadre l’arc de la porte et soutient ses écoinçons -Les écoinçons sont d’un motif de briques triangulaires formant des sceaux … Continue reading

VIII : Mausolée-Iwân de Amir Hamza Padishâh, Hazrati-Bâbâ/Shâh, Châr-Kûh, Isfara, Ferghana , XIIème s. n-è

Précédent : Mausolées d’Özgön Suivant : Wabkent 39°58’23” 70°34’35” Vue du plafond (angle sud-est) -Il reste trois planches du plafond sculptées en réseau géométrique d’hexagrammes (sceaux de Salomon) et d’hexagones -Deux consoles sont visibles ici, terminées par une palme stylisées, … Continue reading

V : 'Â'îsha Bîbî,Taraz, Val de Talas, v. 1100 n-è

Précédent : Minaret d’Özgön Suivant : Magak-i-Attari 42°50’01” 71°12’37” Vue générale de la face occidentale du mausolée Qârakhânide -Seule la face occidentale est originale -Des éléments de la face sud laissent supposer que les autres faces étaient similaires -La forme … Continue reading

III : Minaret de Balâsâghûn (Burâna), Yettî Sû, v. 1100 n-è

Précédent : Pây-i-Kalân Suivant : Minaret d’Özgön 42°44’47” 75°15’00” Vue ancienne du Minaret (date inconnue) -Le cylindre est supporté par une base en tambour hexagonale -Le fût est constitué d’une succession de bandes aux motifs géométriques en tuiles d’argile cuite … Continue reading

II : Minaret Pây-i-Kalân d’Arslan Khân, Bukhârâ, 1127 n-è

Précédent : Shaburghan Ata Suivant : Balasaghun 39°46’32” 64°31’04” Vue ancienne du Minaret (date inconnue) -Plus grand minaret cylindrique du monde en son temps -Edifié par Muhammad Arslan Khân, prince karakhanide de Transoxiane sous la suzeraineté du Seljoukide Sanjar -Il … Continue reading

IX : Minaret Sadride de Wâbkent, Bukhârâ, 1196 et 1198 n-è

Précédent : Mausolée de Chorku Suivant : Mausolée d’Ayub 40°01’11” 64°31’04” Vue de contre-plongée ancienne du Minaret (date inconnue) Vue d’ensemble du Minaret Vue de la dédicace inférieure coufique -La frise kufique donne la date de 1196 et le fondateur … Continue reading

VI : Minaret de Jar-Qurghân, Sultan Seljoukide Sanjâr b. Malik-Shâh, Surkhân Daryâ, Bactriane, 1108 n-è

Précédent : Madrasa Khoja Mashhad Suivant : Shah-i-Zinda 37°28’35” 67°23’46” Vue d’ensemble ancienne (date inconnue) -Evolution originale des premiers minarets cylindriques du Mashriq Extrême -Cylindre cannelé/côtelé de 12 colonnes engagées -La partie supérieure est formée d’une arcature de 12 baies … Continue reading

V : Madrasa Khoja Mashhad, Kufarnahân, Bactriane, v. 1100 n-è

Précédent : Ribat-i-Malik Suivant : Jarqurghân 37°13’12” 68°08’52” Vue d’ensemble du portail et du mur extérieur de la seconde coupole -On retrouve le Pishtaq Seljoukide contouré de noeud Girikh -L’arc de la porte est brisé en accolade, supporté par deux … Continue reading

IV : Ribât-i-Mâlik (Shâh), Karmina, Sogdiane, v. 1080 n-è

Précédent Hulbuk Suivant : Madrasa Khoja Mashhad 40°07’22” 65°08’54” Vue ancienne du portail du Caravansérail (Ribat) -C’est le premier Pishtâq proprement dit : portail externe monumental -L’arc brisé en accolade est contouré d’une inscription dédicatoire -Le cadre est orné de … Continue reading

II : Mausolée d’Arslan-Ilek Nasr b. ‘Alî, Özgön, Ferghana, 1013 n-è

Précédent : At-Tirmidhi Suivant : Hulbuk 40°46’08” 73°17’52” Vue Générale du Mausolée -Arc en accolade surhaussé inscrit dans un portail -Le cadre est constitué d’une frise presque complètement disparue Détail de la façade -Dans les écoinçons des disques cosmiques très … Continue reading

VI : Mausolée de Khoja Mashhad, Qâfarnihân, Bactriane, X°-XI° s.

Précédent : Mosquée Diggaran Suivant : Alamberdar 37°13’12” 67°23’46” Coupole orientale de l’ensemble -motifs de briques simples Vue intéreure de la coupole orientale -arches d’angles légèrement surhaussées sans tambour -les angles de la salle sont surmontés de trompes en muqarnas … Continue reading

V : Mosquée Diggarân, Karmina, Sogdiane, X-XIème siècle

Précédent : Sayyid Bahram Suivant : Khoja Mashhad 40°09’18” 65°00’38” Vue d’ensemble artistique ancienne (date inconnue) -Salle de prière à plan basilical centré -plan des églises byzantine, arméniennes et nestoriennes contemporaines, mais avec orientation à l’ouest Vue de la coupole … Continue reading

III : ‘Arab Âta, 977 n-è, Tim, Sogdiane inférieure

Précédent : Samani Suivant : Sayyid Bahram 39°41’43” 65°47’35” Vue de la façade-portail (proto-Pish-tâq) avant restauration (date inconnue) -Sur le modèle initial du mausolée Samani, développement d’une unique façade à colonnes d’angles et à arcature aveugle (triple) Vue d’ensemble actuelle … Continue reading

Du Huan, Rapport de Voyage, v. 762, dans : Du Yu, Tongdian (Intelligence des Institutions), (IX-5 : De la Défense des frontières, r. 193), v. 801

“Les hommes et les femmes sont beaux et grands, leurs vêtements sont clairs et propres, et leurs manières sont élégantes. Quand une femme sort en public, elle doit se couvrir le visage, peu importe que sa position sociale élevée ou humble. Ils effectuent des prières rituelles 5 fois par jour. Ils mangent de la viande, jeûnent et considèrent l’abattage d’un animal comme méritoire. [...] Quand les gens se disputent entre eux, ils n’en viennent pas aux mains.” Continue reading

Ma Huan, Exploration Générale des Rives de l’Océan, (Expéditions de Zheng He), Java, 1433 n-è

Le pays comporte trois classes :
Une classe consiste dans les Gens Hui-Hui (musulmans du M-O) ; ils sont tous des gens des royaumes barbares de l’Occident qui ont immigré dans ce pays comme marchands ; pour toutes les questions vestienaires et alimentaires, ils sont tous très propres.
Une classe consiste dans les Gens de Tang (chinois) ; ils sont tous du Guang-Dong, de Chang [-Zhou] et de Chuan [-Zhou] et d’autres endroits similaires, qui ont pris la mer et vivent maintenant en ce pays ; la nourriture de ces gens est tout aussi choisie et propre ; nombre d’entre eux suivent la religion Hui, faisant jeûne et pénitence. Continue reading

Ma Huan, Exploration Générale des Rives de l’Océan, (Expéditions de Zheng He), La Mekke et le Hijaz, 1433 n-è

La loi du pays interdit de boire du vin. Les coutumes du peuple sont pacifiques et admirables. Aucune famille n’y est frappée par la pauvreté. Ils observant tous les préceptes de leur religion, et les transgresseurs sont rares. C’est en vérité une bien heureuse contrée. Que ce soit pour le mariage ou pour les funérailles : ils se conduisent tous selon les règlements de leur religion. Continue reading

Jean Chardin, Le faux-monnayage des Français de Smyrne-Izmir en 1656-1669, 1686 n-è

La seconde remarque, c’est qu’il n’y a pas de gens au monde plus aisés à tromper, et qui aient été plus trompés que les Turcs. Ils sont naturellement assez simples et assez épais, gens à qui on en fait aisément accroire. Aussi les chrétiens leur en font sans cesse une infinité de friponneries et de méchants tours. On les trompe un temps, mais ils ouvrent les yeux, et alors ils frappent rudement, et se payent de tout en une seule fois. Continue reading

Jean Chardin, Corsaires chrétiens en Méditerranée, 1686 n-è

Il n’y a point de maux imaginables qu’ils ne fassent aux habitans des îles de cette mer, où ils peuvent aborder, quoique ces habitants soient tous chrétiens, et que plusieurs reconnaissent le pape. [...] La république[de Venise] s’étant engagée au grand-seigneur, dans le traité de Candie, de chasser de l’Archipel les corsaires chrétiens, et d’en prendre autant qu’il se pourrait ; mais qu’ayant, d’ailleurs reçu plusieurs services de ces corsaires, durant la dernière guerre qu’elle a eue contre le Turc, elle usait de [...] ménagement, afin de satisfaire la Porte, sans agir pourtant contre les corsaires. Que dans cette vue les bâtiments maritimes de la république avoient ordre de se faire toujours connaitre dans l’Archipel, afin que les corsaires chrétiens s’éloignassent d’eux, ou ne les approchassent pas de si près, qu’on ne put faire semblant de ne les pas voir. Continue reading

Petahiya de Ratisbonne, Baghdad, Babylone et Suse, v. 1180 n-è

Il observa qu’il n’avait pas pu voir une seule femme tandis qu’il vécut à Babel, car elles étaient toutes voilées (šamkūsōt) et modestes (ṣanū‘ōt). Tout le monde a un bain (Miqwe) dans sa cour et personne ne voue une prière avant de s’être lavé. [...]Babel est, en fait, un tout autre monde. Les Juifs y sont dévoués à l’étude de la Tōra et à la crainte du Nom. Les Yišma‘ēlītes aussi y sont dignes de confiance. Quant un marchand y arrive, il dépose ses biens dans une maison et s’en va. Les biens sont alors mis en vente dans les Šūq. Si on offre le prix demandé par le marchand, c’est bon. Sinon, les biens sont présentés à tous les courtiers. Même s’ils devaient être abîmés, ils sont vendus. Tout ceci se fait avec honnêteté. Continue reading

Faris Shidyaq, Tyrannie de la mode et répulsion des couleurs chez les européens, 1868 n-è

D’autre part, leur pratique de l’évolution des modes est rentable pour les commerçants, mais dangereux pour le public, car elle entraîne des frais récurrents inutiles. Ces changements commencent à Paris, puis des représentations sont imprimées sur des feuilles de papier et envoyées dans tous les pays. Telle est la voie de l’être humain : quand il répudie un vice, ce n’est que pour se tourner vers un autre. C’est ainsi que lorsque les Francs se sont détournés de vêtements brodés et de brocart, les jugeant l’apanage des jeunes garçons, ils ont acquis un penchant pour les changements de forme. Continue reading