Al-Ghazālī, Réfutation de la divinité de Jésus par l’expression de l’Evangile, v. 1090 n-è

Les chrétiens en cela s’appuient aveuglément sur la seule tradition et retiennent, avec bec et ongles, le sens littéral adopté par les Anciens, sans que nul parmi ceux d’aujourd’hui, à cause de leur incapacité, n’entreprenne d’en expliquer les points difficiles. Ils s’imaginent que c’est cela même la Loi révélée établie pour eux par ‘Īsā. Ils justifient leur adhésion par l’autorité de textes considérés par eux comme contraignants pour l’esprit, comme se refusant à toute interprétation symbolique, et qu’il n’est pas aisé de détourner de leur sens littéral. [...] Tout au contraire, il s’est formé, dès l’enfance, dans l’esprit de ces personnes, certaines représentations qui ont fini par passer, l’ignorance se prolongeant, à l’état d’habitude acquise. Cette catégorie est difficile à guérir de son mal.
Si ces malheureux consultaient leur raison et cessaient d’être menés par la passion (al-Hawâ) et le fanatisme (at-Ta’çib), ils s’apercevraient qu’ils se sont écartés du droit chemin et qu’ils ont abandonné les voies de la Vérité, et ce, pour diverses raisons. Continue reading

Petahiya de Ratisbonne, Baghdad, Babylone et Suse, v. 1180 n-è

Il observa qu’il n’avait pas pu voir une seule femme tandis qu’il vécut à Babel, car elles étaient toutes voilées (šamkūsōt) et modestes (ṣanū‘ōt). Tout le monde a un bain (Miqwe) dans sa cour et personne ne voue une prière avant de s’être lavé. [...]Babel est, en fait, un tout autre monde. Les Juifs y sont dévoués à l’étude de la Tōra et à la crainte du Nom. Les Yišma‘ēlītes aussi y sont dignes de confiance. Quant un marchand y arrive, il dépose ses biens dans une maison et s’en va. Les biens sont alors mis en vente dans les Šūq. Si on offre le prix demandé par le marchand, c’est bon. Sinon, les biens sont présentés à tous les courtiers. Même s’ils devaient être abîmés, ils sont vendus. Tout ceci se fait avec honnêteté. Continue reading

Petahiya de Ratisbonne, L’académie de Baghdad, v. 1180 n-è

Rabbī Šmū’ēl a un Livre de Généalogie remontant à Šmū’ēl Ha-Ramatī b. Elqana. Il n’a pas de fils, mais seulement une fille. Elle est experte en Récitation (Qarīya) et en Talmūd. Elle donne ainsi des instructions à de jeunes hommes en Récitation à travers sa fenêtre. Elle-même se tient dans l’immeuble tandis que les étudiants sont sous-elle à l’extérieur et ne la voient pas. Continue reading

Michel le Syrien, II, 514 : Mort de George des Arabes (723) et autre version de la dissidence de Denha II de Tikrit (688-708), v. 1170 n-è

Au mois de sebat (févr.) 1035 de la même année, Mar Georges, évêque des Tribus arabes, mourut et quitta ce monde. Et si, à la vérité, Cyriacus donna dans cette perturbation, cependant, elle fut allumée par les Matthéens’, qui excitaient … Continue reading

Michel le Syrien, II.480/IV.451 : Martyr de Mu'ad al-Taghlibi par Muhammad b. Marwân et les Taghlib ; persécution de Sham'ala par Al-Walid b. 'Abd al-Malik, v. 1170 n-è

Mohammed, général des Taiyayê, outre les nombreux maux et les meurtres innombrables qu’il causa en Mésopotamie, voulut faire apostasier ceux des Taiyayê qui étaient chrétiens. Il fit venir le chef des Taglibites, qui s’appelait Mo’âdh, et il le pressait de … Continue reading

Michel le Syrien (2 résumés de Jean d’Ephèse, v. 585), II.251 et II.339, Mar Ahudemmeh contre les Nestoriens à la cour de Khosrau, v. 1170 n-è

A la même époque était Mar Ahoudemmeh, évêque dans le pays des Perses, homme instruit et saint. Les Nestoriens de Nisibe et des environs s’élevèrent contre lui, et le bienheureux fut contraint de paraître devant Kosrau, roi des Perses. Ils … Continue reading

Michel le Syrien, II,474-6/IV.447-8, « George des Tribus Arabes » ; Denha II et “Yôsef des Taghlib”, destitués par Julien d’Antioche (688-708), v. 1170 n-è

998 […] Au moment de sa mort, le patriarche [Athanasius] prescrivit à Sergius Zakounaya, métropolitain [de l’Orient], qu’il avait déclaré lui-même chef des évêques, d’ordonner Gorgi comme évêque des Tribus arabes ; il l’ordonna au mois de Teshrîn ii (nov.) … Continue reading

Michel le Syrien, II, 455-65/IV, 438-44 , v. 683, Schisme de l’église jacobite, correspondance épistolaire, v. 1170 n-è

Correspondance entre les évêques de Mésopotamie, Jean, métropolitain de l’Orient et Severus, pariarche d’Antioche ; Trois Signatures de Nonnos des Tribus et première mention datable (deux fois) des “Tanûkayê, ‘Aqûlayê et Tû’ayê”

Le contexte : 681-686 : Mu’awiya est mort, la “seconde fitna” vient de commencer, les provinces de Jazîra, Iraq et Shâm se disloquent entre groupes claniques et tribaux arabes rivaux ; Sévère, le patriarche de Mu’awiya est contesté par une fronde, qui le fait destituer, peu à peu, Jean, métropolitain du “pays des Perses”, du parti de Mar Mattai, resté fidèle à Antioche parvient à convaincre, après 683, la mort de Severus et l’avènement de Marwan b. al-Hakam et de ses fils, de les réconcilier derrière la figure d’Athanase II, mais la tension devient progressivement Orientale-Occidentale, le parti de Tikrit adopte Jean en 686, établi, jusqu’à l’avènement de Denha II, en 688, qui rompt avec Julien, successeur d’Athanase, sans doute avec le soutien de l’administration de Muhammad b. Marwân, gouverneur de Jazîra… il aura plus tard un fidèle, Yôsef, évêque des Taghlib, qu’il a peut être institué contre George des Arabes, son contemporain, sans doute à la tête des arabes occidentaux… Continue reading

Michel le Syrien, II.431/IV.422, Débat entre ‘Amrû b. Sa’d et Jean d’Antioche

Il s’agit du résumé d’un petit récit de controverse entre le monothéisme arabe et le dogme chrétien jacobite ; y sont mentionné également les “arabes chrétiens” “Tanûkayê, Tu’ayê, ‘Aqûlayê” (appellation qu’on ne retrouve que deux fois), inscrit à côté d’une chronique de 713-16 Continue reading

Michel le Syrien, v. 640 : Correspondance : Marûta de Tikrit, métropolitain du “Pays des Perses” et Jean, patriarche d’Antioche, v. 1170 n-è

  « A notre vénérable et saint frère et collègue, Mar Marouta, évêque et métropolitain du Beit Parsayê : l’humble Jean, gardien du siège apostolique d’Antioche, c’est-à-dire serviteur de l’Eglise de Syrie, décoré du nom de patriarche, demande en Jésus-Christ, Seigneur … Continue reading

Michel le Syrien, liste évêques des Taghlib, des tribus et autres (792-v. 940), v. 1170 n-è

Patriarche Cyriaque de Tikrit : 792-3/815-6 9. Yohannan, “évêque de la ville des Tribus, dans le monastère du Pilier” 29. David, “év. pour les Taglibites de Gazarta  et de Mossoul, dans le village de Daqla’, siège des Taglibites” 45.’Othman, “év. … Continue reading

Michel le Syrien, III, 85-8/IV, 328-9 ; Conférence de Denis, patriarche jacobite d'Antioche, pour réconcilier l'église d'Iraq (835 n-è), v. 1170 n-è

Saint Dionysius dit : “Quand nous nous mîmes en route, au mois de hazîran (juin) de l’année 1145, pour descendre à Bagdad saluer le roi Abû Ishaq (calife Al-Mu’tasim b. Hârûn ar-Rashîd), qui régnait nouvellement, nous vînmes à Nisibe et … Continue reading

Michel le Syrien, 643 : Les arabes rebâtissent le temple de Salomon, les Juifs les incitent à supprimer la croix du St Sépulcre, 'Amrû interdit les croix, puis il les autorise sur les églises et lors des processions, et échange avec el patriarche Jean, à qui il commande une traduction arabe des évangiles, avec l'aide des Tanûkh, des 'Aqûliens (Kufites) et Tu'iens (?), v. 1170 n-è

A cette époque, tandis que les Tayyayê rebâtissaient le temple de Salomon, à Jerusalem, la construction s’écroulait. Les Juifs dirent : “Si vous ne faites pas renverser la croix qui est placée en face du temple, sur le Mont des … Continue reading

Michel le Syrien, Arméniens au XIIème siècle, entre Turcs, Egyptiens, Francs et Romains, v. 1175 n-è

Cependant l’empereur [Manuel] était irrité contre Thoros, parce que celui-ci avait enlevé aux Romains toute la contrée [de la Cilicie]. Il fit marcher contre lui son général Andronic à la tête d’une armée considérable. De son côté, le grand Thoros, … Continue reading

Michel le Syrien, Arméniens et Mésopotamiens, entre Romains et Perses en 630, v. 1175 n-è

A cette époque, le patriarche des Syriens orthodoxes, le saint homme Athanase, écrivit à l’illustre catholicos des Arméniens une lettre ainsi conçue: « A mon père et seigneur Chrisdap’hor, Christophe, salut en Notre Seigneur. J’ai appris que la conduite inconsidérée … Continue reading

Bernard le Tresorier (continuateur de Guillaume de Tyr) Fondation de Arménie Cilicienne, v. 1250

Je vous avois dit ci-dessus que je vous raconterois comment il y eut pour la première fois un roi en Arménie où il n’y en avoit pas eu encore. Maintenant je vous le raconterai. Il avint, au temps que le … Continue reading

Guillaume de Tyr, Zengi (Sanguin) d’Alep, Yohannis (Jean) Comnène de Byzance et le duché d’Antioche (1138), v. 1170 n-è

Cependant on apprit par de nombreux rapports que le seigneur Jean, Roi de Constantinople, fils du seigneur Alexis, avait convoqué de toutes les parties de son empire des peuples appartenant à des tribus et parlant des langues diverses, qu’il s’avançait … Continue reading

Michel le Syrien, Eléments de l’historiographie syriaque établissant le positionnement religieux des Tayyayê (Arabes) lors de la soumission de la Mésopotamie (v. 638-9), v. 1175

Cependant le général Jean, qui était à Urha (Edesse), vint trouver Omar à Génshri et lui paya 10.000 tahégan pour le tribut d’une année, afin qu’il n’entrât pas dans la Mésopotamie vers l’orient. Héraclius informé de la conduite de Jean … Continue reading

Ibn Al-Athyr, 1225 : Alliance des Arméniens et de l’émir d’Alep contre le duc d’Antioche allié au Sultan de Konya, v. 1250

Ibn Layûn l’Arménien, prince d’Ad-Durûb, était mort quelque temps auparavant sans laisser d’enfant mâle; mais, comme il avait laissé une fille, les Arméniens la proclamèrent reine; puis, s’apercevant que le pouvoir royal ne pouvait être exercé par une femme, ils … Continue reading

Ibn Al-Athir, Kamil fi-Tarikh : Prémices et lancement de l’invasion franque, v. 1240

I : Montée en puissance des francs, vassalité au roi des romains, victoire des Turkmens, prise d’Antioche, défaite des Sâhib-s syro-mésopotamiens, massacre de Maarat, bataille de Jerusalem. 1085 : C’est à l’année 478 qu’il faut faire remonter l’apparition de la puissance des … Continue reading

Guillaume de Tyr, Réforme de l’Eglise et Déclenchement de la Croisade (1095), v. 1170

Quelques années auparavant, le pape Grégoire, prédécesseur d’Urbain, avait, après de longues contestations, vivement poursuivi Henri, roi des Teutons et empereur des Romains, au sujet de l’anneau et de la crosse des évêques défunts. Par suite d’une ancienne habitude, invétérée … Continue reading

Guillaume de Tyr, Prélude aux Croisades : délabrement des Moeurs chez les Francs et Tribut du Pélerinage au Levant v. 1170

Délabrement de l’humanité :  Ce n’était pas seulement en Orient que les fidèles étaient ainsi opprimés par les impies; en Occident et presque dans le monde entier, principalement parmi ceux qui s’appelaient fidèles, la foi avait failli et toute crainte de … Continue reading

Idrisi, Yaqut, Abû-l-Fidâ et Dimashqi sur l’Oronte (Al-’Açî), v. 1150, v. 1250, v. 1250 et v. 1300

Idrissî : La rivière al-Maqlûb (métournée) aussi appelée Al-Urunt, elle traverse la terre de Damas, là où les routes du désert bifurquent, de là, elle traverse les deux cités de Hamâ et de Shayzar et traverse Antioche puis se tourne … Continue reading