Ma Huan, Exploration Générale des Rives de l’Océan, (Expéditions de Zheng He), Java, 1433 n-è

Le pays comporte trois classes :
Une classe consiste dans les Gens Hui-Hui (musulmans du M-O) ; ils sont tous des gens des royaumes barbares de l’Occident qui ont immigré dans ce pays comme marchands ; pour toutes les questions vestienaires et alimentaires, ils sont tous très propres.
Une classe consiste dans les Gens de Tang (chinois) ; ils sont tous du Guang-Dong, de Chang [-Zhou] et de Chuan [-Zhou] et d’autres endroits similaires, qui ont pris la mer et vivent maintenant en ce pays ; la nourriture de ces gens est tout aussi choisie et propre ; nombre d’entre eux suivent la religion Hui, faisant jeûne et pénitence. Continue reading

Ma Huan, Exploration Générale des Rives de l’Océan, (Expéditions de Zheng He), La Mekke et le Hijaz, 1433 n-è

La loi du pays interdit de boire du vin. Les coutumes du peuple sont pacifiques et admirables. Aucune famille n’y est frappée par la pauvreté. Ils observant tous les préceptes de leur religion, et les transgresseurs sont rares. C’est en vérité une bien heureuse contrée. Que ce soit pour le mariage ou pour les funérailles : ils se conduisent tous selon les règlements de leur religion. Continue reading

Mas’ûdî, Un Qurayshite et l’empereur de Chine (v. 870-875 :Tang Yizong ou Xizong) Canton/Khânfû et Xi’An/Hamdân), v. 940 n-è

A propos de Noé [répondit l'empereur de Chine], tu répondu correctement ; mais sur l’inondation de la terre tout entière, nous ne la connaissons pas ; car le Déluge (Ṭawfān) [...] n’est pas arrivé jusqu’à notre terre. Si votre information était vraie à propos de cette partie [de la Terre], nous, cependant, habitants (ma‘āšir) de la Chine, de l’Inde, du Sind et de bien d’autres fractions de nations encore…, [...] nos ancêtres ne nous en ont rien légué de votre récit dans la tradition ; et cependant, un événement tel [...] est assez important pour frapper les esprits, se graver dans la mémoire, et pour que les peuples se le transmettent par tradition ! » Continue reading

Zayn ad-Dîn Ma’barî, Tuhfat, IV, 3, Premier traité malabaro-portugais, v. 1570 n-è

Et quand cette tentative des Musulmans fut connu, les Francs les attaquèrent furieusement ; chacun d’eux étant animé du même esprit, et obéissant à la lettre, aux ordres de leurs supérieurs, malgré la distance qui les séparaient de leur gouvernement ; car, bien que des dissensions aient pu surgir entre eux, on n’a jamais entendu que quiconque parmi eux ne soit jamais tombé en martyr à cause de l’exercice de l’autorité qui lui avait été investie ! Cette obéissance générale à l’autorité leur a permis, malgré la petitesse de leur nombre, de surmonter les princes indigènes de Malabar, qui, ainsi que les Musulmans, intriguaient tous pour le pouvoir les uns contre les autres, tout homme était désireux de l’autorité et prêt à accepter la mort de tous ceux qui se tiendraient sur le chemin y conduisant ! Continue reading

Zayn ad-Dîn "Makhdûm" al-Ma'barî, Tuhfat al-Mujâhidîn, IV, 1, Arrivée des Portugais à Malabar et Goa, v. 1570 n-è

Et deux ans après leur première apparition, une seconde expédition de Francs arriva, avec une flotte de 6 navires, qui, après avoir jeté l’ancre au large de Calicut, débarquèrent dans ce port, et prétendant au caractère de commerçants, commencèrent à se livrer au commerce. Mais peu de temps s’écoula avant qu’ils ne s’efforcent de convaincre les agents du Samari d’interdire aux Musulmans de se livrer au commerce du pays, et de faire des voyages vers les ports de l’Arabie, en leur disant :
“Les avantages que vous tirerez d’un relations commerciales avec nous dépasseront largement tout qu’ils peuvent vous promettre.”
Dans le même esprit également ces Francs commencèrent à empiéter sur la propriété des Musulmans, et à opprimer leur commerce. Maintenant, en conséquence de ce comportement de la part des Francs, le Samari ayant résolu leur destruction, il les attaqua et mit à mort 60 ou 70 hommes de leur parti, le reste échappa rapidement vers leurs navires, à partir desquels ils ouvrirent le feu sur les gens du rivage, qui répliquèrent en canonnant. Peu de temps après cet événement, ils naviguèrent au port de Cochin, et s’imposèrent à ses habitants comme une race inoffensive et honnête, ils réussirent à y construire un fort de terre qui fut la première pièce de la fortification a être construite par eux en Inde. Et après avoir pris leur logement dans ce bâtiment, ils commencèrent à démolir la mosquée qui se trouvait sur le bord de la mer à Cochin, à ériger à sa place une église chrétienne, tandis qu’ils imposèrent le travail de construction de cet édifice aux habitants de Cochin. Continue reading

Ibn Khurdadbê, Marchands Radhanites Juifs autour du monde, v. 850 n-è

« Ces marchands parlent arabe, persan, romain (grec), franc (roman), espagnol et slave. Ils voyagent d’ouest en est et d’est en ouest, partiellement sur terre, partiellement sur mer, ils transportent depuis l’occident des eunuques, des femmes réduites en esclavage, des … Continue reading