Canon des Apôtres, Règle de l’Eglise Orientale, Arabe, date indéterminée

Qawânîn ar-rusul

Kitab al-Awal :

 Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit, Dieu Unique

Voici les Canons que nos Peres, les Apôtres, ont établis pour l’institution de l’Eglise, par la main de Clément. Rejouissez-vous, « mes fils et mes filles dans le nom de Notre-Seigneur JC.

 Al-Bab al-Awal :

Yuḥnā, Mattā, Buṭrus, Fīlibbis, Sam῾ūn, Ya῾qūb, Nātānā’īl, Tūmā, Kīfās, Āndrāwus, Bartūlūmā, Yahūdā et Ya῾qūb ont dit par l’ordre de Notre-

Seigneur et Sauveur Yasū῾ le Messie :

Lorsque nous fûmes réunis tous ensemble, il nous donna ses ordres en disant : 

« Vous ne vous êtes pas [encore] partagé les contrées, afin que chacun de vous puisse prendre sa place maintenant selon votre nombre. Déterminez les degrés de dignité des évêques, les séances des prêtres, l’activité des diacres, les capacités des lecteurs, la probité des veuves et les oeuvres sur lesquelles et avec lesquelles il faut établir les fondements de l’église, afin que les hommes puissent connaitre l’image de ce qui est dans les cieux pour se garder de toute souillure, sachant qu’au jour du jugement ils devront répondre de ce qu’ils auront entendu et n’auront point observé. « Le Seigneur nous a ordonne d’envoyer cette parole dans l’univers habité ; et chacun de nous a le devoir de se conformer à ce que le Seigneur lui a révélé selon la volonté de Dieu le Père, par l’entremise de l’Esprit-Saint : c’est pourquoi nous rappelons sa parole et en commandons l’observation en la remémorant et l’enseignant fraternellement.

 II :

 Yūḥnā dit :

« O hommes, mes frères! Nous savons que nous rendrons compte de tout ce qui nous aura été ordonné. Que nul ne fasse donc exception de quiconque est chez lui ; mais s’il arrive à l’un de ceux qui sont chez lui de dire ce qui ne convient pas, qu’il le reprenne d’avoir dit ce qui n’est pas bien. »

 Ils designerent Yūḥnā pour parler le premier. Et Jean dit :

« Il y a deux lieux, celui de la vie et celui de la mort ; mais il est entre les deux lieux une grande différence. Le lieu de la vie est le suivant : Tu aimeras, de tout ton coeur, le Seigneur ton Dieu qui t’a crée, tu le glorifieras, lui qui t’a sauve de la mort. Voilà le premier commandement ; et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ! De ceci dépendent tout le Nomos et les Prophètes.»

 III :

 Mattā dit : « Tout ce que tu ne veux pas qui t’arrive, toi non plus ne le fais pas à autrui, en d’autres termes : ne fais à autrui rien de ce que tu hais pour toi. même. Et toi, O Butrûs, mon frère. enseigne-leur cette parole. »

 IV :

 Buṭrūs dit : 

« Tu ne tueras pas, tu ne seras pas adultère, tu ne souilleras pas le petit garçon, tu ne voleras pas ; tu ne seras ni ‘Arrāf, ni Munağğim, ni Sāḥir; tu ne tueras point de foetus dans le ventre de sa mere ou apres la naissance ; tu ne convoiteras rien de ce qui est de ton prochain ; tu ne hairas personne ; tu ne diras pas de faux teinoignage ; tu ne tiendras de propos medisant contre personne ; tu ne te proposeras pas de faire le mal ; tu ne seras pas homme à deux pensées ni à deux paroles : car la duplicite de la langue est un piege mortel. Ta parole ne sera ni vaine ni mensongere. Tu eviteras de rechercher la part la plus grande, de rien prendre de vive force, d’agir avec hypocrisie, d’avoir un coeur mechant, d’etre orgueilleux, de former de mauvais dessein contre ton prochain. Tu ne hairas personne; mais tu reprendras les uns et tu auras pitie des autres; tu prieras pour ceux-ci et tu aimeras ceux-là plus que toi-même. »

 V :

Andrāwus dit :

« O Mon fils, fuis loin de tout mal et hais tout mal. Ne sois pas irrascible, car la colère mène au meurtre : la colère, en effet, est un mauvais démon. Ne sois ni envieux, ni obstiné ni violent, car ainsi tu attirerais à toi plusieurs maux. »

 VI :

 Fīlibbis dil :

O Mon fils, ne sois pas plein de désirs, car la convoitise mène a la fornication et conduit l’homme par force : la convoitise, en effet, est un démon femelle, et quand le démon de la colère est uni avec celui du plaisir, c’est la ruine de celui qui les accueille. Le lieu de l’esprit méchant, c’est le péché de l’âme ; s’il trouve une petite entrée, il élargit le passage, prend avec lui tous les mauvais esprits et ils entrent dans cette âme et il ne permet plus du tout à cet homme de se relever pour voir le vrai. Que votre colère garde une limite, brisez-la et retardez-la, de peur qu’elle ne vous entraîne à faire un grand mal. La colère et le plaisir sont mauvais; s’ils durent continuellement’, ils deviennent deux démons : quand ils s’emparent de l’homme, ils brûlent son âme, et, après l’avoir amène à commettre l’injustice, ils le tournent en dérision et se réjouissent de la ruine spirituelle de cet homme. »

 VII :

 Sim῾ūn dit :

« O mon fils, ne sois pas de ceux qui tiennent de mauvais propos, ne sois pas éffronté, car cela engendre le Fasq. »

 VIII :

 Ya῾qūb dit :

« O mon fils, ne professe pas les vaines observances, car cela mene a l’idolâtrie ; garde-toi de la magie, de la Fixation des heures, du choix des jours et de l’astrologie ; ne désire pas connaitre ces choses, car tout cela engendre l’idolâtrie. »

 IX :

 Nātānā῾īl dil :

« O mon fils, ne sois pas menteur, parce que le mensonge mene au vol ; ne sois pas avide d’or ou de vaine gloire, car tout cela t’entrainerait au vol. O mon fils ne murmure pas, car le mécontentement grondeur mène l’homme au blasphème ; ne sois pas dur ni malveillant, car tout cela mène au Kufr. Sois doux, car les doux auront le royaume des cieux en héritage ; sois indulgent, miséricordieux, pacifique, le coeur pur de tout mal et exempt de péché, doux, paisible, bon, gardant avec crainte les paroles que tu as entendues. Ne t’élève pas toi-même, ne te place pas parmi les superbes, niais fréquente les justes et les humbles. Les évènements qui te surviennent, accueille-les avec actions de grâces, sachant qu’il n’arrive rien que de la part du Seigneur. »

 X :

 Tūmā dit :

« O mon fils, celui qui t’annonce la parole de Dieu et qui est l’auteur de ta vie, qui t’a donné l’anneau le plus précieux, tu dois l’aimer comme la prunelle de ton oeil, penser a lui nuit et jour et l’honorer comme le Seigneur, car là où est mentionnée la souveraineté, là aussi est le Seigneur. Recherche tous les jours sa compagnie et celle des autres saints, et tu trouveras le repos dans leurs conversations : le compagnon inséparable des saints devient lui-même saint. Honore-le selon ton pouvoir, de ta sueur et du travail de tes mains. Si le Seigneur t’a rendu digne de recevoir par son intermédiaire une nourriture spirituelle et une vie éternelle, il te faut, à plus forte raison, lui fournir une nourriture périssable et temporelle. L’ouvrier mérite son salaire. Tu ne museleras pas le bœuf au battage. Nul ne plante une vigne et ne mange pas de son fruit . »

 XI :

 Kāfā dit : « Ne cause point de désunion, mais réunis dans la paix ceux qui sont divises. Juge avec équité et ne fais pas acception de la personne du pécheur dans son péché, car, auprès de Dieu, la richesse est sans pouvoir, la dignité sans considération, la science sans influence ; toutes choses sont égales à ses yeux. Ne sois pas homme de deux pensées dans ta prière, te demandant si ce que tu désires s’accomplira pour toi ou non. Ne fais pas attention quand tu étends la main et qu’après avoir fini tu la ramènes à toi. Si tu as quelque chose dans la main, tu demanderas, en le donnant, la rémission de tes péchés. Ne sois pas hommes à deux pensées ; mais, si tu donnes tes richesses, reconnais qui te dédommagera. Ne repousse pas le mendiant, mets tout en commun avec les nécessiteux. Ne dis pas :

« Ce que j’ai m’appartient en propre »; car si vous entrez en partage pour les biens immortels, combien pour les biens périssables ? »

 XII :

 Bartūlūmā dit :

« Je vous supplie, mes frères, tandis que vous en avez le temps et le pouvoir, de faire le bien au prochain. Ne cessez de donner tant que vous aurez quelque chose à donner, car le jour du Seigneur approche où périront, avec les méchants, tous les êtres visibles. Le Seigneur viendra avec sa rétribution. Soyez observateurs de la loi pour vous-mêmes, soyez docteurs pour vous-mêmes, comme le Seigneur vous l’a enseigne : Observe ce que j’ai dit : n’y ajoute rien et n’en retranche rien »

Buṭrus dit :

« Mes frères, les Ecritures leur enseigneront les autres préceptes. Quant à nous, nous allons leur annoncer ce qui nous a été commande. »

Ils dirent alors d’un commun accord : « Que Pierre parle ! »

 XNI : ORDINATION DE L’ÉVÊQUE (Ūsquf) :

 Buṭrus dit :

« Si les Croyants d’une localité sont en si petit nombre que la réunion devant procéder à l’élection de l’évêque ne compte pas douze hommes, on écrira aux Eglises voisines, là où les Croyants sont en grand nombre, pour faire venir trois Croyants dignes de confiance, choisis dans ce lieu-là, et ils feront une diligente enquete sur celui qui merite la fonction, examinant s’il jouit d’une bonne réputation devant les peuples, s’il est sans péché, sans colère, ami des pauvres, indulgent, ni Sakkīr ni Zānī, ni ami des grosses parts, ni détracteur, ni hypocrite (Murā’ī : opiniâtre ? ) ou autres choses semblables. Il est bon qu’il n’ait pas de femme, mais s’il en a épouse une avant d’être évêque, qu’il reste avec elle. Qu’il soit verse dans toute bonne doctrine’ et capable d’expliquer les Ecritures; et, s’il ne sait pas écrire, qu’il soit doux et plein de charité pour tous les hommes, afin qu’il ne puisse être incriminé et reconnu coupable. »

 Yūḥannā dit :

« L’évêque qui est institue, s’il connait la vigilance et l’amour de Dieu de ceux qui sont avec lui, etablira deux Qasīs qu’il aura eprouves préalablement »

Tous les apôtres dirent alors :

« Non pas deux, mais trois, car il y a 24 vieillards : 12 à droite, 12 à gauche. »

Jean répondit :

« Il est bon qie vous me l’ayez rappelé, mes frères; les 12 de droite, ayant reçu les coupes des archanges, les présentent au Seigneur ; ceux de gauche commandent tous les anges. N faut que les prêtres aient le caractère des vieillards qui ont passé l’âge de s’approcher d’une épouse, qu’ils s’associent aux saints Mystères avec l’évêque, qu’ils l’assistent en tout, étant unis dans l’amour de leur pasteur. Les prêtres de droite prendront soin de ceux qui travaillent à l’autel, pour être dignes d’honneur, et pour écarter ceux qui méritent d’être écartés. Les prêtres de gauche s’occuperont de l’assemblée pour qu’elle soit paisible, sans trouble, instruite eu toute doctrine et parfaitement obéissante. »

 XIV : ORDINATION DU LECTEUR (Aghanisṭis)

 Ya῾qūb dit :

« Le lecteur sera institue après une probation préalable. N ne sera ni avar, ni ivrogne, ni railleur ; mais de bonne conduite, ami du bien, empresse à se rendre aux assemblées où l’on parle du Seigneur, obéissant, bon lecteur; il saura que le devoir du lecteur est de mettre on pratique ce qu’il lit. Celui qui remplit les oreilles d’autrui ne doit-il pas savoir ce qu’il dit ? N’est-il pas écrit que cela le rendrait coupable devant Dieu ? »

 XV : ORDINATION DES DIACRES (Shamāmisa)

 Mattā dit :

« Quant aux diacres, qu’ils soient institues comme il est écrit: Toute affaire sera etahlie sur la déposition de deux ou trois témoins. Qu’ils soient érouvés dans tout ministère, que l’assemblée temoigne qu’ils ont vecu avec une seule épouse et qu’ils ont élevé saintement leurs enfants. Qu’ils soient miséricordieux, doux, sans murmure ; pas hommes de deux pensées ou prompts à la colère, car la colère déprave l’homme sage ; qu’ils ne fassent pas acception des riches et n’oppriment pas les pauvres; qu’ils ne boivent pas beaucoup de vin. Qu’ils travaillent pour les mystères caches, beaux et consolants.

Qu’ils obligent ceux des frères qui possèdent à donner aux indigents et qu’ils s’associent eux-mêmes à leurs aumônes. Qu’ils honorent l’assemblée de toutes les marques du respect, de la réserve et de la crainte ; qu’ils mettent tout leur soin à instruire ceux-ci, à interroger ceux-là et à prier pour d’autres. Quant aux contempteurs, ils les expulseront une bonne fois, sachant que

les opposants, les pervertis et les detracteurs sont vos veritablcs adversaires. »

 XVI. Des veuves.

 Kāfā dit :

« Trois veuves seront instituées, deux qui vaqueront a la prière eu faveur de tous ceux qui sont dans les tentations et qui désirent être éclairés sur l’avenir par révélation ; l’autre qui restera auprès des femmes éprouvées par la maladie pour qu’elles soient bien assistées. Elle sera vigilante et avertira las prêtres de ce qui arrive. Elle ne sera ni cupide, ni ivrogne, de crainte qu’elle ne devienne négligente et ne puisse veiller pour le Service de nuit. Si une veuve désire faire de bonnes oeuvres, qu’elle les fasse dans la tendresse de son coeur, car la bonté du Seigneur a été annoncée la première . »

 XVII : Des Diacres : qu’ils doivent faire de bonnes oeuvres.

Andrāwu dit : « Les diacres vaqueront à de bonnes oeuvres nuit et jour, en tout lieu. Ils ne s’élèveront pas au-dessus des pauvres et ne feront pas acception de la personne des riches ; ils devront connaitre les indigents et leur donner le superflu. Ils obligeront ceux qui possèdent à faire provision de bonnes oeuvres et à prendre en considération la parole de notre Maître :

Vous m’avez vu affamé, et vous m’avez donné à manger » et« Ceux qui remplissent convenablement et sans péché leur ministère s’acquièrent la place pastorale. »

 XVIII : Le STATUT DES LAIQUES (‘almāniyīn)

 Fīlibbis dit :

« Le laique ecoutera avec bienveillance les ordres qui lui sont donnes ; il obeira à ceux qui sont voués au Service de l’autel (maḍbaḥ) ; chacun cherchera à contenter Dieu dans la condition où il a ete mis et fixé. Ils eviteront de se disputer entre eux au sujet de ce que vous leur commanderez ; mais chacun marcheru dans la voie qui lui a ete assignée par Dieu et nul ne fera honte à son frère pour la condition où il est. Les anges eux-memes evitent de franchir les limites qui leur ont été marquées.

XIX : OU IL EST RAPPELE QUE LE SACRIFICE/L’OFFRANDE (Qurbān) EST LE CORPS DU MESSIE.

 Andrāwu dit :

« Nous avons déjà defini ceci au sujet du sacrifice qui est le Corps et le Sang du Messie et nous le declarons avec fermeté »

 Yuḥannā dit :

« Vous avez oublie, ô freres, qu’au moment où le Maitre demanda du pain et du vin et les benit en disant : Ceci est mon corps et ceci est mon sang, il ne leur ordonna pas de preter leur concours.

Martā dit : « C’est à cause de Maryam, qu’Il avait vue rire ». Maryam répondit : « Ce n’est pas parce que j’avais ri, mais la doctrine dit : Il faut que le malade soit guéri par celui qui est bien portant

 XX. Que les femmes ne doivent pas prier debout, ni avoir d’autre service (ḵidma) QUE LE SOIN DES INDIGENTS

 Kāfā dit :

« Certains enseignent qu’il ne faut pas que les femmes prient debout, mais qu’elles doivent se tenir prosternées à terre. »

 Ya῾qūb dit :

« Comment pourrions-nous assigner aux femmes un Service (ḵidma), si ce n’est le seul ministère d’assister les indigents ? »

 Fīlibbis dit : « O freres! Certes celui qui fait la charité s’amasse un beau trésor, et celui qui s’amasse des richesses pour le royaume des cieux sera compté comme un bon ouvrier auprès du Dieu qui vit éternellement. »

 Buṭrus dit : « O Freres! Nous ne gouvernons personne par la contrainte, mais Selon les ordres que nous avons reçus du Seigneur. Et nous vous demandions d’écouter et d’observer les préceptes, rien à ajouter et de n’en rien retrancher, au ??? de Notre-Seigneur Yasū῾ le Messie à qui appartient la gloire dans tous les siecles. Amen. »

 Ayant acheve d’exprimer chacun son avis sur la première section, les Apôtres décrétèrent qui suit :

XXI : ORDINATION (Qisma) DES ÉVÊQUES ET COMMENCEMENT DE LA MESSE

 L’évêque sera ordonné comme nous l’avons déjà dit. Il sera choisi parmi toute l’assemblée des fidèles, et exempt de péché. Quand il aura été nommé et agréé, toute l’assemblée des Croyants avec les prêtres et les diacres se réunira le dimanche. Tous les évêques se grouperont avec allégresse et lui imposeront les mains ; les prêtres se tiendront debout en silence et tout le peuple sera également silencieux; et ils prieront intérieurement le Saint-Esprit de descendre sur lui et l’on demandera à l’un des évêques, chacun étant debout, de faire l’imposition des mains sur celui qui est ordonné et de prier sur lui en ces termes… Et lorsqu’il aura été ordonné évêque, chacun le saluera et le baisera sur la bouche.

 Le diacre lui apportera les offrandes, il placera sa main en même temps que tous les prêtres sur cette offrande et rendra grâce en disant :

« Le Seigneur soit avec vous ! » Tout le peuple repond : « Et avec ton esprit » Il dira : « Où sont vos cœurs ? » Le peuple répondra : « Ils sont en le Seigneur » Il ajoutera : « Rendez grâces au Seigneur » Et le peuple répondra : « Mustaḥaq » Et il prie ainsi et dit la suite en se conformant aux Hudūd de la messe (al-qaddās).

 XXII : Ordination (qisma) des pretres.

 Quand l’Evêque voudra ordonner un prêtre, il ui placera la main sur la tête, tous les pretres le touchant, et recitera sur lui la même oraison que nous avons indiquée pour l’évêque.

 XXIII : ORDINATION DES DIACRES.

 Quand l’évêque voudra ordonner diacre, il le choisira comme nous l’avons dejà dit et lui imposera seul les mains. Pourquoi avons-nous dit que l’évêque fera seul l’imposition des mains sur le diacre ? La raison en est que le diacre n’est pas élève au sacerdoce : il est simplement un des auxiliaires de l’évêque pour exécuter les ordres qui lui viennent de sa part. N n’est pas ordonne pour instruire tout le clergé, mais pour s’occuper de ce qui est nécessaire et en informer l’évêque. N n’est pas établi pour recevoir l’esprit de grandeur auquel les prêtres participent, mais pour se désavouer et mériter la confiance de l’évêque dans les charges que celui-ci lui convie. Aussi l’évêque lui fait-il seul l’imposition des mains. Mais pour ce qui concerne le prêtre, il reçoit l’imposition des mains de l’évêque et de tous les pretres qui l’accompagnent, car c’est le même esprit qui descend sur lui. Toutefois le prêtre est celui qui ne fait que recevoir : il n’a pas le pouvoir de donner les ordres; et c’est pour cela qu’il n’ordonne pas les clercs; il u’ordonne que les prêtres de concert avec l’évêque.

 XXIV. Des confesseurs qui souffrent des tourments pour le nom du Messie : qu’ils doivent avoir dignité du diaconat et du sacerdoce.

 Lorsque le confesseur aura été dans les chaines pour le nom du Seigneur, il ne recevra pas Imposition des mains pour être investi des fonctions du diaconat ou de la prêtrise, car il a acquis l’honneur de la prêtrise par sa confession. Mais s’il est élève à l’épiscopat, il recevra l’imposition des mains. S’il a rendu témoignage de sa foi sans avoir été traduit devant les tyrans, sans avoir été condamné aux chaines ni à la prison, sans avoir été place dans une situation tres dure, mais si c’est accidentellement qu’il a été méprisé dans sa seule personne, à cause du Seigneur, et maltraité à la maison, ayant confessé, il recevra par l’imposition des mains tous les degrès du sacerdoce, dont il est digne, et sera ordonné. L’évêque rendra grâces comme nous l’avons déjà indique. Il est nécessaire de rappeler ce que nous avons dit auparavant, à savoir qu’il doit réciter par coeur les actions de grâces à Dieu, et se mettre à la portée de chaque personne en priant. Et si quelqu’un est capable de faire avec onction une prière grande et élevé, c’est bien ; s’il prie et dit les louanges avec modération, nul ne l’empèchera de prier tant qu’il restera ferme dans l’orthodoxie.

 XXV : De l’institution des veuves (Iqāmat-al-Arāmil)

 Quand une veuve sera instituée, on ne l’ordonnera pas : elle ne recevra que le titre de veuve. Elle sera instituée si son mari est mort depuis longtemps ; mais si son mari est mort récemment, ne t’y fie pas. Même si elle est avancée en âge, elle sera éprouvée quelque temps, parce que les passions demeurent avec celui qui leur fait place en lui-même. La veuve sera instituée par la parole seule et réunie aux autres veuves.

On ne lui imposera pas les mains, parce qu’elle n’offre pas d’offrande et n’exerce pas de Service : l’ordination est pour les clercs à cause de leurs fonctions ; la veuve est pour la prière, laquelle incombe à chacun.

 XXVI : Des lecteurs, des vierges, des sous-diacres (al-Ābūd yāqin) et du DON DE GUERISON (ni῾mat-al-šifā’)

Quand il institue un lecteur, l’evêque lui remettra le Livre, mais ne lui imposera pas les mains.

On n’imposera pas les mains à une vierge, car c’est son propos interieur seul qui la fait vierge.

On n’imposera pas les mains aux sous-diacres, mais on leur instituera du nom qui suivent les diacres.

Si quelqu’un dit :

« J’ai reçu, par revelation, le don de guerir », on ne lui imposera pas les mains, car l’évènement montrera s’il dit la verité !

 XXVII : Des nouveaux venus qui veulent entrer dans al-Āmāna et DES ACTES AUXQUELS ILS DOIVENT RENONCER.

 Les nouveaux venus, qui se présentent pour entendre la parole, seront conduits tout d’abord aux docteurs, et interrogés sur le motif qui les amène à demander la foi. Ceux qui les amènent témoigneront a leur sujet s’ils peuvent être instruits. On s’informera de ce qu’a été leur vie, s’ils ont une femme, s’ils sont Possessions (Mamālik).

La Possession (Mamlūk) d’un Croyant, s’il a l’autorisation de son maître (Mawlā), sera instruit, mais si son maître ne témoigne pas en sa faveur, il quittera. Si son maître est un idolâtre (Waṯniyî), on s’informera s’il lui donnait satisfaction, crainte de scandale.

S’il .s’agit d’un homme ou d’une femme mariés, ils sauront que l’homme doit se contenter de sa femme, et celle-ci, de son mari. S’il s’agit d’un célibataire, il saura qu’il ne doit pas commettre de fornication, mais qu’il doit se marier selon la loi, ou vivre conformement à son état. Si quelqu’un est possédé du demon, il ne sera pas admis à entendre la parole du docteur (al-Ma῾lam).

Des actes et des professions hors les actes ; des actes EXERCÉES PAR CEUX QUE l’on conduit à l’instruction :

Si quelqu’un entretient des courtisanes (Zawānī), il cessera ou sortira. Si c’est un fabricant d’idoles sculptées ou peintes (al-Āūṯān Āū Maṣawūr), il sera instruit d’avoir a renoncer à son art, et s’il ne vent pas cesser, il sortira. Si quelqu’un fréquente le théâtre (al-Maqīl), il devra cesser, sinon il sortira. Si quelqu’un enseigne les petits enfants, mieux vaudrait qu’il s’abstint : pourtant, s’il n’a pas d’autre métier (ṣina῾a), il sera excusé. Celui qui va aux fêtes des idoles devra cesser, sinon il sortira. Si quelqu’un est gladiateur (Ātarimāḵus), s’il enseigne cette profession on encore s’il enseigne la lutte, la guerre ou ies armes, il cessera ou sortira. Si quelqu’un est prêtre (Kāhin) des idoles ou gardien des idoles, il devra cesser, sinon il sortira. Le soldat d’un Sulṭān ne tuera pas : si on lui ordonne de tuer, il refusera, et dans ce cas, il sera admis ; sinon, il sortira.

 XXVIII : De celui qui se revêt de pourpre (al-Aḥmār) : que les Croyants qui entrent DANS LA MILICE OU SE FONT ASTROLOGUES, SORCIERS, ETC., DOIVENT CESSER, SINON ILS SERONT EXCLUS.

 Le Sulṭān sur le glaive, ou le Rā’īs d’une cité et se revêtent de pourpre, devront se démettre, sinon ils sortiront. Le catéchumène (muta῾aḍ) ou le Croyant qui ont voulu se faire soldat, seront sortis, parce qu’ils se sont éloignés de Dieu. La prostituée (Zāniya), l’homme perverti ou encore celui qui fait ce qu’il n’est pas convenable d’exprimer sortiront, car ils sont immondes (Anğās). Le sorcier ne sera pas admis non plus aux rangs des Croyants.

L’astrologue (al-munağğim), le possesseur d’Aṣṭrulāb, le devin, l’agitateur du commun, celui qui achète des étoffes aux fossoyeurs (nabbāšīn), ou celui qui fabrique des Talismans (Filaqṭīr(iyāt)), devront cesser, sinon ils sortiront.

 XXIX. Des concubines (as-Sarrīya).

 Si la concubine d’un homme est sa Possession, qu’elle ait élevé ses enfants, qu’elle n’ait vécu qu’avec lui, elle sera admise à l’instruction ; mais s’il en est autrement, elle sera renvoyée. Celui qui vit avec une concubine doit cesser, et se marier selon la loi ; s’il refuse, il sortira.

Si nous avons omis quelque chosc, vous prendrez vous-mêmes la décision convenable, car nous avons tous l’Esprit de Dieu ‘.

XXX. Pendant combien de temps IL FAUT SE FAIRE INSTRUIRE APRES AVOIR RENONCE AUX ACTIONS ENUMERÉES DANS l.ES CANONS PRECEDENTS.

Les catéchumènes (muta῾aḍūn) devront entendre la Parole pendant 3 ans. Pourtant, si l’un d’eux est bien dispose et plein de zèle, qu’on ne le juge pas selon le temps, mais que ses actes seuls servent a prendre une détermination à son égard.

 XXXI. De LA PRIERE des CATECHUMENES et DU BAISER DE PAIX.

 Quand le docteur a fini son instruction, les catechumenes doivent prier seuls, séparés des fidèles. Les femmes, soit Croyantes, soit Catechumènes, se tiendront toutes dans un endroit à part, à l’église. La prière finie, les femmes catechumènes ne s’embrasseront pas parce que leur baiser n’est pas encore pur, mais les femmes déjà Croyantes se donneront mutuellement le baiser de paix : les hommes le donneront aux hommes, les femmes aux femmes; les hommes ne le donneront pas aux femmes.

 Toutes les femmes couvriront (yaġaṭṭīn) leurs têtes de leur pallium (bi-balālīn) ou de leur manteau (bi-Ārdyiat) mais non d’une simple Kattān (étoffe de lin), car ce n’est pas pour elles une Burqa῾.

 XXXII. De l’imposition sur les catéchumènes

 Lorsque le docteur impose les mains aux catéchumènes, après la prière, qu’il prie et qu’il les congédie ensuite. Que le docteur soit écclesiastique ou laïque, il agira ainsi. Si un catéchumène est appréhendé à cause du nom du Seigneur, qu’il ne soit pas homme à deux coeurs dans son témoignage/martyr.

Si, en effet, s’il est torturé et tué avant d’avoir reçu le pardon de ses fautes, il sera justifié(yatabarrar), car il aura été baptisé (ta῾ammada) dans son propre sang.

 XXXNI. De ceux qui vont être baptisés (man yuta῾ammad):

 Apres avoir choisi celui ou ceux qui se préparent au baptême (ta῾mīd) ou examinera s’ils ont mené une vie chaste pendant leur catéchuménat, s’ils ont honoré les veuves, visité les malades, accompli toute bonne œuvre. S’ils obtiennent de ceux qui les amènent un tel témoignage, a partir de ce jour-la ils entendront l’Evangile, et recevront l’imposition des mains pour être exorcises (yuqassimū ῾alayhim).

Quand le jour du baptême est proche, l’évêque fait jurer (yustaḥlaf) à chacun d’eux, pour savoir s’ils sont très-purs. Si l’un d’eux n’était pur, il sera mis à l’écart, parce qu’il n’a pas écouté la Parole avec Foi, et parce qu’un homme étranger (al-ġarīb) ne pourrait être baptise. On avertira ceux qui doivent être baptises de prendre un bain et de se laver le cinquième des Sabats. S’il se trouve parmi eux une femme ayant ses regles (Ṭamṯa), elle sera mise à l’écart pour être baptisée un autre jour. Ceux qui veulent être baptises jeûneront le vendredi (al-ğumu῾a). Le Sabat, l’évêque les réunira tous dans un même lieu ; il leur ordonnera de prier et de s’incliner. Et leur faisant l’imposition des mains, il conjurera par ses exorcismes tout esprit étranger de s’éloigner d’eux et de ne plus revenir en eux désormais. Apres avoir fini ses adjurations, il soufflera sur eux, signera (rašama) leur front, leurs oreilles, leurs narines (Anāf) et leur commandera de se lever.

 Ils veilleront pendant toute cette nuit, ecoutant des lectures et des exhortations. Celui qui doit etre baptise ne portera rien avec soi ; mais chacun rendra grâces, car il est convenable que celui qui est digne présente à ce moment son offrande.

 XXXIV : De l’ordre des cérémonies du baptême, de la profession de foi et de la confession au baptistère, de la messe, du lait et du miel

 Au chant du coq, l’évêque priera d’abord sur I’eau. L’eau, si possible, coulera à travers le réservoir, ou y tombera d’en haut. Il en sera ainsi, hors le cas de nécessité : mais s’il y a nécessité, on versera l’eau que l’on pourra trouver. Ils se dépouilleront alors de leurs vêtements et les petits enfants seront baptisés les premiers. Ceux qui peuvent parler en leur propre nom et prêter serment parleront ; quant à ceux qui ne le peuvent pas, les parents ou quelqu’un de leur famille reprendront leur place. On baptisera ensuite les hommes adultes et, en dernier lieu, les femmes. Celles-ci dénoueront leurs cheveux, et mettront de côté les bijoux d’or qu’elles pourraient avoir sur elles : nul ne doit descendre dans l’eau avec un objet étranger. A l’heure du baptême, l’évêque rendra grâces sur l’huile qu’il a mise dans un vase, et qu’il appelle : huile d’action de grâces huile de l’eucharistie. Il prend aussi une autre huile, sur laquelle il fait des adjurations et qu’il appelle : huile de l’exorcisme. Le diacre qui porte cette dernière, se tient à gauche du prêtre; un autre diacre portant l’huile d’actions de grâces se tient À sa droite. Quand le prêtre touche l’un après l’autre ceux qui doivent être baptises, il leur ordonne d’abjurer, en disant :

« Je te méprise, ô Satan, toi, tout ton service et toutes tes oeuvres impures. »

Apres cette confession, le prêtre l’oint avec l’huile de l’exorcisme, en disant :

« Que tout esprit malin s’éloigne de lui. »

Et il le remet ainsi, dépouille de ses vêtements, à l’évêque, ou au prêtre qui se tient debout près du baptistère. Le diacre accompagne le catéchumène vers l’eau, et lui suggère de vive voix :

« Crois-tu en un seul Dieu, le Père tout-puissant et à son Fils unique Yasū῾ le Messie Notre-Seigneur et notre Sauveur, et à son Saint-Esprit qui vivifie toute créature : ?en trois personnes égales, divine, souveraineté une, royaume un. une seule l’ ?, un seul baptême dans l’Eglise Catholique, éternelle ; Amen. »

Le catéchumène, ??? répond de même :

« Oui, je crois… »

alors celui qui baptise place sa main sur celui qui reçoit le baptême et le plonge par trois fois, faisant, à chaque fois, la même profession. Il lui dit ensuite :

« Crois-tu en Notre-Seigneur .Yasū῾ le Messie, fils unique de Dieu le Père. Crois-tu que, par un miracle incompréhensible, il s’est fait homme du Saint-Esprit et de la Vierge Marie, sans fécondation humaine, qu’il a été crucifié au temps de Ponce-Pilate, est mort de sa propre mort pour notre commun salut, est ressuscité des morts le troisième jour, a délivré les captifs, est monte aux cieux, est assis à la droite du Père et qu’il viendra, dans l’apparat visible de sa royauté, juger les vivants et les morts ? Crois-tu au Saint-Esprit, purificateur dans la sainte Eglise ? Crois-tu à la résurrection du corps pour chaque homme, au royaume des cieux et au jugement éternel ? »

Le baptisé répond a toutes ces questions :

« Oui, je crois à cela ». Ensuite il sort de l’eau, et le prêtre l’oint avec ???? de l’action de grâces en disant :

« Je t’oins avec l’huile sainte. »

Ces cérémonies terminées, ils reprennent leurs vêtements. Puis ils entrent dans l’église où l’évêque leur impose les mains et prie en disant :

« O Seigneur, O Dieu! qui avez disposé ceux-ci à recevoir le bain qui leur confère une seconde naissance avec le pardon de leurs fautes, rendez-les dignes d’être remplis du Saint-Esprit et envovez sur eux votre grâce, afin qu’ils vous servent selon votre volonté. Gloire a vous, Ô Pure et Fils et Saint-Esprit, dans la sainte Eglise, maintenant et à tout jamais ! Ainsi soit-il ! »

Apres cela, l’évêque verse un peu d’huile d’action de grâces dans le creux de sa main, et la répand sur la tête de chacun d’eux en disant :

« Je t’oins de l’huile sainte, au nom du Père tout-puissant et du Messie Yasū῾, sou fils unique, et du Saint-Esprit ».

Et quand il les a tous signes sur le front. il les embrasse et dis lui:

« Le Seigueur soit avec vous »

et celui qui reçoit le baiser repond :

« Et avec votre esprit. »

Quand toutes ces cérémonies sont accomplies, chacun d’eux peut prier avec tout le peuple. Mais il ne peut prier avec les fidèles qu’après l’accomplissement de tous les actes qui viennent d’être mentionnés.

 La priere terminée et le baiser de paix mutuellement accorde, les diacres entreront pour porter les oblations a l’évêque. Celui-ci rendra grâces sur le pain, pour qu’il devienne le corps du Messie, et sur le calice, pour qu’il se change en ce même sang qui a été répandu pour nous tous qui croyons en lui. Quant au mélange de lait et de miel, on en donnera à boire aux nouveaux baptisés, pour signifier l’accomplissement de la promesse faite par Dieu à nos pères, quand il leur parla d’une terre ou rouleraient en abondance le lait et le miel. Il désignait par là le corps du Messie que lui-même nous a livré, et dont nous sommes nourris comme de ?????? surs de lui par la foi, auxquels la suavité de sa parole adoucit toute l’amertume du coeur. L’évêque instruira soigneusement de tout cela celui qui est baptise, et, après avoir rompu le pain, il en donnera une part à chacun en disant :

« Voici le pain Céleste, le corps du Messie »

et le communiant répondra :

« Amen. »

Si les prêtres n’y suffisent pas, les diacres prendront le calice, se rangeront en ordre et distribueront le corps de Notre-Seigneur .Yasū῾ le Messie ; c’est lui qui est le lait et le miel. Quant à celui qui donne la communion avec le calice, il dira :

« Ceci est le sang de Notre-Seigneur Yasū῾ le Messie »

et le communiant repondra :

« Amen »

 Apres avoir été instruit de la sorte, chacun s’appliquera au bien et a ce qui est agréable À Dieu, fréquentera l’église assidûment  mettra en pratique l’enseignement reçu, et progressera dans le service de Dieu.

 Voilà nos Instructions patentes sur le baptême et sur la messe. Nous avions dejà fini de vous catechiser sur la résurrection de la chair et le reste, conformément à ce qui est écrit. Si nous avons omis de rappeler quelque point important, l’évêque en instruira celui-là seul qui communie. N’en instruisez pas un incroyant, tant qu’il n’aura pas été admis a la communion. Tel est le mémorial sacre dont Jean a dit : Sur ce mémorial est écrit un nom nouveau que personne ne connait, si ce n’est celui qui le reçoit.

 Voici les sections qui viennent après.

 XXXV. Des veuves et des vierges. En quel temps itoir .ikuner i.’évêque.

 Elles feront ce que nous avons dejà indique plusieurs fois ; de plus elles prieront dans l’eglise. Les prêtres et les diacres jeûneront quand ils voudront. Mais l’évêque ne pourra jeûner que le jour où tout le peuple jeûnera. Car si quelqu’un desire apporter à l’eglise quelque chose qui ne pent être refusé, apres avoir roinpu le pain, il devra le goûter et en manger avec les autres fidèles qui l’entourent. Ceux-ci recevront successivement un morceau de pain de la main de l’évêque, avant que chacun rompe le pain qu’il a devant lu : c’est une eulogie, et non une oblation comme le Corps du Seigneur.

 XXXVI : les catéchumènes ne doivent pas manger avec les fidèles

 Chacun, avant de ? doit prendre une coupe, la tenir, puis manger et boire dans la pureté. l’ ?ement, les catechumenes rccevront le pain des eulogies et une coupe.

 Les catechumenes ne s’assieront pas au festin du Seigneur avec les Croyants. Le convive, toutes les Ibis qu’n niauge, se souviendra de son nte, car c’est pour cela qu’il lui a demandé d’entrer sous son toit.

 « Vous mangerez et boirez avec bienseance; vous ne boirez pas jusqu’à l’ebriété, de peur que les gens ne vous tournent en derision et que votre ?? ne soit offense de votre dereglement : qu’il puisse, au contraire, demander ; ce que les saints entrent chez lui, Il a dit : Vous êtes le sel de la terre

 Si toutes les portions sont apportées ensemble, tu ne prendras que la tienne. Si vous etes invites à manger, vous mangerez avec moderation, evitant tout exces, pour que votre hôte puisse envoyer à qui il veut ce que vous aurez laisse, car ce sont les restes des saints, et que cet hôte ait lieu de se réjouir de ce que vous êtes entres chez lui, le convive, toutes les fois qu’il mange, se souviendra de son hôte : c’est pour cela qu’il lui a demande d’entrer sous son toit. Pendant le repas, les invites mangeront tranquillement et sans dispute ; mais, si l’évêque permet à quelqu’un de poser une question, celui-ci lui repondra.

 XXXVII : QUE LORSQUE l’évêque PARLE, CHACUN DOIT SE TAIRE, ET Qu’eN SON ABSENCE l’eULOGIE SERA RECUE d’uN PRETRE OU d’UN DiACRE.

 Quand l’évêque parle, chacun doit garder un profond silence jusqu’à ce que l’évêque l’interroge. En l’absence d’un évêque, quand il n’y a que des Croyants au festin, ils recevront l’eulogie, de la main d’un pretre, s’il y en a un, et, à son défaut, de la main d’un diacre. Les catechumènes prendront aussi le pain de ??orcisme. Si la réunion est composée exclusivement de laics, ils mangeront paisiblement; mais le laic ne doit pas faire l’eulogie .

 XXXVIII. Du FESTIN DES VEUVES.

 Si quelqu’un veut jamais inviter des veuves, elles seront toutes âgées ; il apaisera leur faim et les congediera avant la tombée de la nuit. S’il celà leur est impossible, à cause des fonctions qui leur sont échues, on leur donnera du vin et des aliments qu’elles mangeront, à leur gré, dans leurs maisons.

 XXXIX. Des premices des ??? que l’on apporte à L’EVEQUE ET LEUR ENUMERATION.

 Chacun s’empressera d’apporter à l’évêque les premices des fruits de sa recolte. L’évêque, de son côté, les prendra, les benira et fera memoire de celui qui les lui aura apportes, en disant : « O Dieu ! nous vous remercions et nous vous offrons les premices des fruits que vous nous avez donnez pour notre usage ; vous les avez fait mourir selon votre parole ; vous avez ordonne à la terre de les produire à sa surface, pour la joie et la nourriture’ de l’homme et de tous les animaux. Nous vous remercions, Seigneur, pour ce bienfait et pour tous les autres dont vous nous faites jouir, vous qui avez dispose, dans votre creation, ???? : par votre fils, Yasū῾ le Messie Notre Seigneur, de la part de qui vous vient la gloire, en meme temps qu’à lui et au Saint-Esprit. Amen. »

 “ Voici les fruits qui peuvent être benis : les raisins, les figues, les grenades, les olives, les pêches, les pommes et les cerises. Mais ne seront benis ni les figues d’Egypte, ni les oignons, ni les aulx, ni les concombres, ni aucune sorte de legumes. On pourra offrir egalement des roses, mais à l’exclusion de toute autre fleur. Pour tout ce qui se mange on rendra grâces à Dieu, et on le savourera pour sa gloire.

 XL : LA ??? PERSONNE NE ???? PRENDRA ??? AI.IMENT AVANT LE TEMPS DU ?????

 Ce jeûne ne comptera pas pour le glouton qui mangerait avant le moment de la fin du jeune. Si quelqu’un est malade et ne peut jeûner durant les deux jours, il jeûnera seulement le Sabat par necessite ; mais il se contentera de pain et d’eau. Si quelqu’un est en mer, et qu’il ignore le jour de la Pâque, il jeûnera pour ne l’avoir pas su, après la Pentecote ; ce n’est pas la Pâque qu’il observera, mais quelque chose de semblable : il y est oblige par compensation.

 XLI : LES DIACRES OBEISSENT AUX ORDRES DE L’EVEQUE

 Chacun des diacres et des sous-diacres doit être devoué à l’évêque, et lui signaler les malades pour qu’il puisse les visiter ; car lorsque le prince des prêtres les visite, il les console en leur montrant qu’on se souvient d’eux.

 XLII : DU TEMPS DU REVEIL :

 Les fideles, au moment de leur reveil et de leur lever, et avant de faire quoi que ce soit, prieront le Seigneur ; la prière faite, ils vaqueront à leurs occupations. Mais, s’il y a dans la localite une instruction, ils lui donneront la preference, et ils iront entendre cette parole divine qui ra ???? les âmes. Ils seront empresses à se rendre a l’eglise, lieu on l’Esprit habite et produit des fruits.

 XLIII : LES NNKLES 1)()1VK,\T HECEVOIH l’EiCH.VUISTIE EN PBEMIER LlEl , KV MOMENT CONVEN.\BLE. ET AV.\NT d’,\VOIN PRIS AtCVN ,\I.IME>T.

 Chaque fidele aura soin de participer aux Mystères avant d’avoir pris aucun aliment. S’il communie avec foi, alors ???? poison quand il serait ????. il point de ???.

 XLIV : (.AlinKll avec (.HAMI M)1N l.E.S .M\STE1U:S ET Ol IL >E lAlT lUE.N HEl-ANDRE DV CALICE.

 Chacun aura Ie plus grand soin de ne laisser participer aux Mystères que les fidèlcs, d’en eloigner les rats et tout autre animal, de n’en rien laisser tomber et se perdre ; car c’est le corps du Messie, dont tout Croyant s’alimente, et il ne convient pas de le traiter avec negligence.

 Qu’iL ivE FAUT KIEN L.\issER TOMBKH Hl’ c\LicE. —

 Quand tu as belli lo calice au nom du Seigneur et que tu communies, c’est vrainicut le sang du Messie : garde-toi avée un soin extreme d’eu rien repandre, de petir ({ue les esprits etrangers ne le lechent, et que tu ne sois toi-nienie un contempteur, qui s’est rcndu coupable du sang du Messie, en meprisant le prix de ton rachat.

 XLV. Que les diacres et les pretres doivent s’assembleru CHAQUE JOUR DANS LE LIEU DE l’évêque.

 Les pretrcs et les diacrcs se réuniront chaque jour dans le lieu où l’évêque leur aura demande de se rendre. Les pretres et les diacres n’apporteront aucune negligence à se reunir chaque jour, excepte s’ils en sont empêches maladie. Quand ils seront reunis, ils instruiront le peuple qui se trouvera dans les eglises et, pareillement, apres avoir prie, ils retoumeront chacun à ses propres occupations.

 XLVI : Des cimetieres.

 Que personne ne soit assujetti à un surcroit de travail pour les enterrements dans les cimetieres : c’est l’oeuvre de tous les pauvres ; mais qu’il soit donne un salaire à l’ouvrier-fossoyeur ainsi qu’au gardien qui prend soin de ce lieu. L’évêque pourvoira à leurs besoins avec les reve ???

 XLVII. A QUELS MOMENTS IL FAUT ??????? LES INSTRUCTIONS ET ???? LE FRONT LE SIGNE DE LA CROIX.

Tout Croyant, homme ou femme, à son lever du matin, et avant de faire quoi que ce soit, se lavera les mains et priera Dieu ; ensuite il vaquera à ses occupations. S’il y a une instruction, chacun s’enpressera d’aller dans Ie Heu oü se prßche la doctrine, intimement persuade que ce qu’il entcnd c’est la parole de Dieu lui-meme qui parle par la bouche du prédicateur, car Dieu réside dans l’église, et il a le pouvoir d’éloigner le mal de chaque jour. Ccini qui a la crainte de Dieu estimera comme une grande perle ponr lui de ne pas aller À Teadroit oü se fait rinstruchon, surtout quand il sait lire. IjOrsque le cateclnste est, present, que [le Croyant] ne reste pas eloigne de röglise oVi se donne l’enseignement. Alors il sera donne À celui qui parle de diro ce (jui est un gain pour chacun ; tu entendras * ce À quoi tu ne pensais pas, et tu feras ton profit de ce que l’Esprit-Saint te snggerera par Fentremise de celui qui cnseigne : ainsi ta foi sera consolidée par ce que tu auras entendu. Dans ce lieu, on te dira egalcment ce que tu dois faire dans ta maison : c’estpourquoi chacun s’empressera d’aller À l’dglise, qui est le lieu oü l’Esprit jctte son eclat. Le jour du il n’y aurait pas d’instruction, chacun restera dans sa maison et, prenant nn livre saint, y fera une lecture sudisanle de ce qu’il sait etre bon.

 Dans ta maison, tu prieras et loueras Dieu a la troisième heure; si tu es autre part à ce moment-là, tu prieras Dieu dans ton coeur, parce que Ie Christ, à pareille heure, fut montré cloué sur Ie bois. C’est pour cela que, dans l’Ancien Testament, la loi ordonnait d’offrir le pain de proposition À la 3è heure, comme figure du corps et du sang très saint du Messie, et d’imoler l’agneau, type du parfait Agneau : le pasteur, en eilet, est Ig Messie’, et >l est aus.si Ie pain (kscendu du cid-.

 Tu prieras À la 6ème heure, parce que, le Messie étant suspendu au bois, ce jour-la fut interrompu, et il y fit des tenèbres. On fera donc, À cette heure, une prière puissante qui ressemble à la voix de celui qui pria et couvrit de ténèbres toute la création pour les non-croyants.

A la 9ème heure eéalement, ils feront une grande priere accompagnée de louanges, alin (|ne tu puisses connaitro le modele, selon lequel les Àmes des justes bÀnissent Ie vrai Dieu, lui qui s’est souvcnu de ses saints, et Icur a envoye son Fils, qui est son Verbe, pour les ei-lairer; car, ;\ cefte heure, aon röte ful perce et il sortit. du .sang et de Veau ‘ : aprös quoi, il rendit la lumiere aux autres [hommesl, durant le reste de ce jour, jusqu'<‘( la unit,

C’est pour cela aussi que lorsque le jour finit, que tu en commences un autre et que tu donnes l’image de la Résurrection, tu devras prier avant de procurer à ton corps le repos du lit.

Et quand tu te léveras à minuit, tu te laveras les mains avec de l’eau et tu prieras. Si tu as une épouse, vous prierez tous deux ensemble ; si elle n’est pas encore croyante, tu iras à l’écart pour prier seul et, de nouveau, tu retourneras à ta couche. Toi qui es dans les Heus du mariage, tu ne laisseras pas de prier, ear votre union n’est pas impure. Ceux qui ont ete baptises u’ont pas besoin d’etre laves une seconde fois, car ils sonl pars. Lors done quo tu soulllcs daus tes mains et te signes avec la salive qui sort de ta beuche, tu es pur de toute ta personne jusqu’unx pieds : tel est [le don] du Saint-Esprit; les goutte^ d’eau du bapteme moutent de la sourco qui est le cucur des tidelcs, puri laut ceux qui ont la l’oi.

Nous sommes tenus de prier à cette heure-là, parce que telle est la tradition des anciens. A la Dernière ??? heure, tous les choeurs angéliques remplissent leur ministère, et les âmes * des justes chantent les louanges de Dieu : voilà pourquoi les Croyants doivent la consacrer à la prière. Du reste, le Seigneur a dit : Au  milieu de la nuit on cria : Voici que l’epoux est venu, sortez À sa rencontre. On a dit aussi : Veillez ! car vous ne savez pas le jour ou il viendra. ni à quelle heure.

Au chant du coq, quand tu te lèves, tu prieras, car c’est au chant du coq que les Israêlites renièrent le Messie, lui que nous connaissons par la foi, attiMidaut avec eonfianée ce jour de la lumi^re etemelle qui brillera sur nous, à la resurrection des morts.

 Si vous accomplissez ces choses, Ô Croyants, si vous vous les rappelez, si vous vous instruisez mutuellement À les mettre cn pratique, vous souvenant du Messie À tout moment, personne ne pourra vous tenter, et vous ne toraherez janiais. En tout temps, signe ton front avec crainte, car c’est le signe manifeste et connu, cpn cause la ruine du diable (Iblis). Quand nous le faisons avec foi, nous ne le montrons pas seulement aux yeux des hommes, mais nous le faisons] avec la conscience qu’il nous protége comme une armure :

Le malin, en eilet, ne rcgarde qu’À la seule force du coeur, et lorsqu’il voit (pie l’homme intörieur est douö de raison et luaique au dedans et au dehors par le signe du V’erbe, il preinl la fnite préeipitammcnt, mis en derouto par l’Esprit-Saiat, lequel reside daus momme qui lui a fait une place en lui-meme. C’est ce que ‘ Moise, par rimmolation de TAgueau pascal, nous ensei- » lüi. 2′.’ gnail dejÀ, lorsqu’il urdonnait dasperger de son sany les denx poteun.v et le lnitcan des povtes\ nous rcvelant la foi qui liabile en nous maintenant, et qui nous a ete donnce par le parfait Agneau. C’est pourquoi, lor.sque nous signon.s nos front s avec la niain, nous sommes delivres de celui qui desire notre mort.

Si vous faitcs cela avec action de grÀces et avec une foi droito, vous seroz affermis (////. edifies), et vous obtiendrez la vie etemelle.

 VoilÀ ce que nous vous (‘ons(!illons d’obscrver, ü vous qui avez du scns (lin. des coeursj. Quicouque, ayant entendu la doetrine des Apölres, la met en pratique, ne pourra etre egare par aucune atteinte de Iheresie. Ainsi, les herösies se sont beaucoup multipliecs, parce quo les preposös, au ln-u de se pönetrer de la pensöe intime des Apötres, n’onl voulu suivre que b’ur propre fantaisie, faisant ce qui leur plaisait et non pas ce qu’il fallait.

 Si nous avons omis quelquo chose, ri mes bien-aimes, Dien le maniles tera À cclui qui en est digne, et conduira TEglise pour celui (jui le merite vers In port tranquille ‘.

 Tels sont les canons de l’Eglise.

 XLVIII : Des dons et pes ohni>at[ons. QUE PERSONNE NE DOIT SE l’REV.U-OIH DL UON Qu’lL PENT .WOIR HEf.L.

 Notre Dieu et Sauveur .Jösus-Messie nous a legue ce grand mystere du Service de Dieu”, et il appelle les .luifs et les Grecs k la connaissance de Di(>u le Pere, seul vrai Dieu, coinine il le dit lui-menie dans un passage oü il read grÀces du salut de coux qui out cru : fai manifestd ton nom aux hommes que In Di’as (li)inirs, al j’ai accoinpli tonle Viruvre (jur tu nt’drais ronßée’. Et il a parle de uous À son Pere eu disaut : Pere snint! Ir nkukIe ne t’a pas connu. niais ceux-ci l’ont connu^ . Ce qu’il faul niainlenant, c’est quil nous parle, À nous tous, et À ceux qui sont dcvenus parfaits, des dons qu’ils uous a accordes, par son Sanit-Esprit : Vokl Ics signes (jui accompagneronl ccu.e qui croicnt cn moi : ils rhasscront Ici demons cn mon )iom, ils parkront [de nourclles] latu/ues, il.s prcndvonl Ics serppntx dans leurs mains, cl s’ils bulvcnt un poison nionrl, H ne Icur frm poinl de mal: ils imposeront les inains au.v malades, et [lex malade.s] seront gneris’. Ces dons furcnt d’abord accordes À nous les apötres, au moment oü N nous jugea dignes d’annoncer lYvangile À toute creature -, pour les transmettre À ceux qui croiraient par notre ministere, [et cela non pasj pour notre profit À nous ([ui les faisons, mais en faveur de ceux d’entre vous qui croiraient : en sorte que ceux qui n’auraient pas ete toufhes par la predication fussent convaincus par la vertu des miracles; car les si(/nes ne .son t pas pour nous (jni croyons, mais pour les incroyants \ Juifs * et Grecs. Ge n’est ‘ r»i. i.v pas un gain pour nous de chasser les ddmons; le gain est pour celui qui est purifie par la volonte du Messie, comme nous Tenseigne le Seigueur dans un passage, oi\ il explique la chose en disant : Ne vous rejouissez pas de ée que les demons vous obcisscnt, mais rejouissez-vous de ée que i^s noms sont ecrits dans les cieux”. Chasser les demons depend de sa puissance, mais que nos noras aoient ecrils dans les cienx, cela depend de notre volonte, de notre conscience, de notre doctrine — et de son assistance evidemment. Maintonant, il n’est pas nöcessaire ([ue lout Croyant chasse les demons, on rcssusc’ite les morts, ou parle les langues : celui qui merite celte i’aveur, robtienl pour nne raison, [À savoir] pour etre un argument À ceux qui [ne] croient [pas] et une remontrance. Parce que les hommes n’ont pas acceptö la revelation de la parole, Dieu a transmis le punvoir de faire des prodiges, pour les raettre dans la possibilitö de se sauver. Aussi bien, les incroyants et les hypocrites n’eprouvcnt pas de confusion d’etre semonces par les miracles; Dieu lui-meme ea teuioigue quand // dit dans la loi : C’cst avec des langues et avec des levres que je parlerai À cepeuple, et ils ne ni’obeiront pas malgre cehi, dit le Sei(jneur ‘ . Les Egyptieus ue crurent pas non plus, lorsque Moise opera ces grands miracles et ces prodiges au nnlieu d’eux”; ui la pluparl des Juifs ue crurent a celui qui est plus grand que Moise, au Messie, lorsqu’// yuerissait puimi eu.r laute nialadie et tvute inßmute’\ A ceux-lÀ, le b;\ton, quaud il se cnaufül. 20. gea cn serpent, ne servit pas de legon, ni la main qui devinl blanche, ‘ ui l’eau qui devint du sang. Gcux-ci non plus ne l’urent pas satisfaits quand /es aveugles vircut, que k’s boitrux manlierent, que les niorts furent lessuscites ‘. Celui-lÀ (Moise) trouva de l’opposition dans Janes et Mambres {YÀnus et YamrÀs), ei celui-ci (Yasū῾), À sou tour, fut insulte par Anne et Caiphe {Annas et Qn/cifÀs). VoilÀ comment les miracles ne servent pas de legon À tous les hommes, mais seulement aux humbles; c’est pour eux que Dieu, comme un medecin et un intendant sages, vent accomplir des prodiges, non par la puissance humaine, mais par son hon vouloir.

 Nous disons cela afin que ceux qui ont obtenu ces dons ne s’exaltent pas au-dessus de ceux qui ne les ont pas obtenus; nous avons parle de ces dons de Dieu, qui sont marques par des sigues, car il n’est personne de ceux qui croient en Dieu par son F’ils tres saint qui n’ait requde don spiritueP. L’afTranchissement du culte impie des polytheistes, en effel, et l’entröe dans la foi au Pere, au Fils et au Saint-Esprit sont un don et une grÀce de Dieu, vu que surtout nous avons repousse loin de nous le volle des Juifs et quo nous avons cru par la volonte du Pore et de son Fils qui est coetemel avec son Pere avant tons les siecles, qni est ne de la Vierge immaculée, sans semence humaine, qui a vecn de la vie des liommes, mais sans peche, et a accompli taute la justice ‘ de la loi; et, par la volonte de Dieu le Pere, le Verbe a soujfert la rmix, et ineprise Vnjaominie’-, est morl, a ete mis dans le tonibcau, est ressuscite le troisieme jour d’entre les morts, est reste, apres sa resurrection, qnarante ♦ foi. 20′. jours avec les Apötres^ et, * leur ayant donne tous ses ordres, a ete eleve cn leur presence vcrs celui qui Tavait eavoye, Dieu le Pere. Celui qui croit cela, non pas toul naturellement et sans raison, mais avec discemement et assentiment, a obtenu le don de la part de Dieu. 11 en est de meme pour celui qui est exempt de tout(! heresie.

 Nul de vous, par consequent, n’a le droit de juger un de ceux qui ont cru, parce qu’il n’aurait pas nierite ce don des signes et des miracles qui vient de Dieu. Diverses sout les grAecs qu’il departit aux liommes : toi, tu as obtenu o(!ci; celui-bX a obtenu les paroles de la sayesse ou de la science ‘ ; cet autre a obicnu aulre chose, soit la preseience de l’avenir, soit les i)aroles instructives, soit l’endurance, soit uno belle verlu ‘. MoTse lui-meme, l’hoinine de Dieu\ quaud il l’aisait des miracles en Kgvpte, ne s’eleva pas au-dessus de ses freres, et, quaud il ful appele Dieu’, il no s’eleva pas au-dessus de son prophete qui etait Aaron’. Josue, fils de Noun, qui conduisit le peuple apres lui, ne s’enorgueillit pas ni n’exalta son cceur au-drssus de Phniös {FinhÀs) et de Caleb (hÀlih), lorsque, pendant la bataille qui\ livrait aux Jebuséens (Aou.snji/n), il arreta le solcil an-dcs.sns de V.ulxion ((Ji)’ Ailoun) et la litne au-dessus d’Aiahm [Alonin)’-, parce que le jour entier ue lui suilisait pas pour remporter la victoire. Samuel non plus, quand il fit de si grands rairacles, ne meprisa pas David, lami de Dieu, tous deux ^tant prophfetes, Tun, chef des pretres, et l’autre, roi. Et pcirmi les sept mllle honimes sninls ijui n’avaienl pas ßechi le genau devant l’idole de Baal â– \ ^ nul ne ful choisi pour faire des rairacles ♦ foi. 27 et des prodiges, si ce n’est le seul Elio avec son disciple Ensce ; pourlaut ui Elie ne se moqua d’Abdias, l’intendant, qui craignait Dieu, mais ne faisait pas des miracles\ ni Elisée n’oublia ou n’abandonna son serviteur tout tremblant, qu’entouraient ses ennemis-‘. Les trois 3nfants, sauves de la foumaise de feu’, ne toumerent pas davantage en derision leurs compagnons, sachant bien qu’ils n’avaient pas ete delivres de ce mal pur leurs propres forces, mais que c’etait par la puissance de Dieu qu’ils faisaient ces miracles et qu’ils echappaient aux sonfTrances. Donc, que nul d’enfre vous, s’il est prophöte ou s’il fait des prodiges, ne s’eleve au-dessus de son frere. Sil airivait qu’il n’y eüt d’incroyant nulle part, toul miracle deviendrait inutile ‘. Quemomme soit Ie serviteur de Dieu, cela depend de son bon coeur; quaut a faire des prodiges, cela depend du pouvoir eflicace du Tres-Haut : la premiere chose est notre aü’aire; la seconde est l’ceuvre de Dieu qui agit.

XLIX. Au SUJET DES ACTIONS QUE NOUS ???? MENTIONÉES.

 Le roi ne doit pas mepriser les troupes et les soldats qui sont sous ses ordres; les chefs ne doivent pas mepriser leurs införieins ni mepriser nou plus leurs superieurs; car les chcfs ne seraient rien, s’ils n’avaient personne foi. j:-. À Commander; nu royaume ne pourrait subsister, s’il * n’avait des troupes et des soldats. [Pareillement] l’evöque ne doit pas s’elever lui-meme au-dessus des diacres et des pretres, ni les pretres au-dessus du peuple, car TEglise est constituée des uns unis aux autres. S’il n’y avait pas de laiques, a qui seraient preposes l’évêque ou le pretre? 11 nous appartient À tous d’etre chretiens, c’est-À-dire nazaréens (nasdrd); quant À elre apötres, évêques ou revetus de quelque autre dignite, cela ne depend plus de nous, cela depend de Dn’u, qui est le distributeur des dons. Nous avons teau ici ce langage À Fadresse de ceux qui ont merite les dons ou diguites. Et voici une autre Observation que nous ajoutons À ce discours.

L : Que tout homme qui prophétise n’est pas un serviteur de Dieu.

Tont liomme qui prophetise n’est pas ua servitenr de Dieu, et tout liomme qui chasse les demons n’est pas un saint. Ainsi, Balaani, le devin, fils de Phagor, n’etait pas un bomme de I ieu et il prophetisait ‘ ; [de nieme] Caiphe (Qd’i/d.s), appele le prince des pretres”, par une epitbete meu- teusc. Le Diable [Ihlis], et les demons sous ses ordres, predisent bien des choses Sans etre nullement au service de Dieu : ils se complaisent eux-memes dans rignorance À cause du mal qu’ils commettont ‘ . N est clair que les inipies, quand ils prophetisent, ne peuvent cacher Icur nnpiete À l’aide lui. 28. do lenrs proph^ties, * et de meme, les demons, lorsqu’ils chassent d’autres demons, ne deviennent pas saints [pour cela], parce que, en agissant ainsi, ils se trompent les uns les autres, comme des gens qui, pour s’amuscr, fönt des tours de passe passe, egares et cgarant éeux qui les supporlent.

Le roi qui devient impie n’est plus un roi : c’est desormais un adversaire.

LI : L’EVEQUE QUI SE COMPLAIT DANS SON PEU d’INSTRUCTION SON IGNORANCE OU SA HAINE SECRETE.

 Tout évêque qui se complait dans son pcu d’inslruction, son ignorance ou sa haine secrete n’est pas un évêque : il porte un titre menteur; il n’esl pas etabli par Dieu, mais par les liommes, comme llananias^ et Semcias ‘ (Ml Israi’l, eomnie Si’-döcias et Achias (.\kidh) qur It; roi de Habvloni’ ln tous deux mettre À mort et. rötir dans des marmncs de fcr, u’msi cjui’ l’.t ra- cont6 le prophete Jeremie’. Nous disons cela, non ponr denigrer les vrais proplietes, sachant que leurs (jeuvres et celles de.s hommes saints procedent de l’Esprit de Dieu, raai.s pour eloigner la dnrete de ca?ur des anibitieux et leur faire savoir que Dieu retire ses dons À de tels hommes. Car Dieu resiste aux süperbes et donne la grÀce aux humblrs-. Silas et Agabus furent prophetes sous nos yeux ‘, mais ils ne s’eleverent pas * au-dcssus des apötres * fol. -js-. et ne sortirent pas de leurs limites, parce qu’ils aimaient Dieu. Des femmes meme ont prophetise dans rancieune loi : telles Marie, sceur de Moise et d’Aaron’, puisDebora’ ; enfin Holda (Aondalld)” et Judith {Yalioudit)\ celle-IÀ au temps de .losias (Yousts), celle-ci sous le regne de Darins. Dans la loi nouvelle, ont prophetisö la mere du Seigneur, et Elisabeth \ sa cousine, et Anne” et aussi les fdles de Philippe'”. Ces femmes ne se sont pas exaltées audessus des hommes, mais out garde la mesurc. C’est pourquoi, hommes et femraes, s’ils oul participe À ce.’^ graces, doivent rester hnniblc^. I)ieu aimr cette disposition, lui qui a dit : Qui reyarderai-je, snion Ics Innnhles ijui Ircnihlcnt tt ini’s jinroics ‘ ?

 Nous avons d’abord promulgur cos parolc.’^ concemant ces ,dons] que Dieu a accordes aux lioinnies selon sa volonte; [nous avons dit] comment des menteurs peuvent son attribuer les apparcncos, ctant nin.s par des esprits ötrangcrs, et comment Dien a pcrmis À des mechanis de proplietiser et de faire des prodigcs. Le sujet nous conduit mainfcnanl a aborder Ie chapitre des röglements de l’Eglise, afni ([ue vous. qui avez ete faits evßques par nous, selon Ie conimandemenl du (llirlst, ([uand vous aurez mru de nous la connaissance de retle hierarclnc, vous fassiez toules choscs en vous conformant aux ordres du (lnrist et au commandennmt qn’il vous a donne, et que vous sacniez que cclui qui regoit de nous, re(,^oit du (Ihrist et re^oit aussi de loi. 2y. Dieu le Pere”, ‘ a tpn est la gloire dans los siecles dos siecles. Amen.

 LII : De l’ordination des évêques et de ????? de la messe.

 L’évêque devra etre ordonne comme nous l’avons dejÀ indique, quand nous avons prescrit À tout le peuple assemble de choisir un homme vertueux et Saint en toute chose, elu par le peuple. Quand cet liomnie aura ete nomnie et agrée, les pretres et les évêques avée tout le peu{)le se rassembleront le dimanche. Le premier d’entre eux questionnera les pretres et les Évêques eu disant : « G’est bien celui-ci que vous avez choisi pour volre chef? » — S’ils repondenf afTirmativement, il leur demandera encore : « Merite-t-il cotte eminente dignite ? s’est-il adonne À toute bonnconivre avce une piete sincere envers Dieu.” a-t-il obsei-ve la justice À Tögard des liommcs? a-t-il bleu gouveme sa famille? a-t-il mene une vie integre, irreprochable ‘ ? » S’ils repondenl tous ensemble : « N en est ainsi veritablenient et sans liypocrisie; et Dieu le Pere, et le (Ãœirist et le Saint-Esprit sont juges de ces choses », on leur demandera encDre une troisieine fois : « Merite-t-il cett(! dignite? » a^n que tollte nll’nni’ soll i’ldlilie snv In (h’jmsnion <le (Icn.r im trais tcnioni.S’ . S’il est repondu une troisieme fois : « 11 est digne «, tous Icndront la main a l’eveque ‘ . Ccci acconipli avce joie, * Ton fera silonce, et im cveque choisi panni los principaux prendra avec lui deux évêques, tandis quo tous los auln’s evequcs, se tenant debout avec les pnHres pres de l’autel. prieront en silence, et que les diacres licndronl Ics saints Evangiles ouverts sur la tete de rordinand. Kl lou.s prieront Dieu pour lui, cn meme temps que l’évêque.

L’un des 6veques mettra de l’encens^ dans los mains de cet ordinand, et les cvrques le feront assooir sur le sie^e qui lui aura öle pröparc. Puis, quand tous lui auront donnö le baiser du Seigncur, on lira un passage du Livre saint, et, la lecture de ri’lvangile finie, l’ordinand salucra toute Tassembl^e par CCS parolcs : (hir Ics i/rdrrs de Sol ir-Srifjni’nr Ji’sns-Christ. dunnir ilf Dn-H et In socn-tr tln Sa inl-Ksnrit saiml avec rons l<nis\ ‘l’dus repondront : « Et avec volre rsprit. » Apres ces inots, il adresscra au pouple quelques parolcs de consolation.

 Getto instruchou nuic, lo diaore moutera dans une place elevée et dira ;i haute voix : « Que unl inlidcle ue reste dans ce lieu! » Pareillenicnl, lorsque rÀvi^que aura termine toutes les prieres qu’il doi( reciter pour Ics malades et les auf res persunnes, le diacre dira À Tassemblée : Doiniez-vous les uns anoß autrcs le sanit bai.ser’l Alors les pretres cmbrasseront Tevi-que; parmi les laiques, les lioinnies einbrasserout les liommes, ‘ et les feniraes, les femnies. Les enfants se tiendront pres de Fandjon et un autre diacre les surveillera pour röprimer leur turbulence. D’autres diacres circuleront, surveillaut les hommes et les femmes, pour qu’il n’y ait parmi eux, ni trouble, ni chgnemenls d’yeux, ni signes, ni assoupissement. Les scms-diaconesses se tiendroni pr6s des portes reservées aux femmes, et des diacres pres des portes reservdes aux linmmes, pour empecher quiconquc; de sortir ou d’ouvrir les portes pendant le saint Sacrifice, alors mßme qu’un Croyant se presenterait pour entrer. Un sous-diacre apporterr de l’eau avce laquclle les prßtres se laveront les mains, pour signifier ia purete de leurs Ames clevres vers Dieu. Un autre diacre cricra : « Que nul catechumene ne reste ici, ni aucune des personnos qni entondent les instructions, mais ne participent pas aux mysteres, ni aucun intldele, ni aucun heretique. Fenimes, retenez vos enfants. Que nul ne garde d’animosite interieure tontro son prochain, que nul ne se licune ici avec des sentiments hypocrites. Soyez sinc6res envers le Seigneur. Tenons-nous avec crainte et trcmhlement. »

 Offertoire. — Cela fait, le diacre apportera le pain À l’evßque, qui est i\ l’autel. A gauche et À droite de l’öveque, se liendront dehout les pretres, comme des disciples qui assistent leur nuntre. Deux diacres, debout de chaque eötö de l’autel, auront À la niain des eventails faits de matiöre legere, de plufoi. .w. nies de paon ou de nne soie, ‘ avec lesquels ils ecarteront les niouchcrons (jui voltigent, de crainte qu’il nCn tomhe quelqu’un dans le calice. Ainsi, le cnef des pretres priera sur Toffrande. suppliant TEsprit-Saint de descendre sur eile : sur le pain, pour le changer au corps du Christ; sur le calice, pour le changer au sang du Christ.

 Quand il a fnn toutes les priores qu’il doit röciter, l’öveque communie le prenner; apres lui, conimunienl les prßtres, ainsi que les diacres et les sous- (liacroÄ, puis tout le peuple. En doimant la communion, l’évêque dil : « Ceci est le Corps du Messie », et celui qui la re?oit repond : « Amen. » Les diacres presentent ensuite le calice en disant : « Ceci est le sang du Messie; ceci est la coupe de vie », et celui qui coniraunie repond : « Amen. » L’on chanle jusqu’À ce que tous aient communie ‘.

 Apres la communion des liommcs, et apres celle des femmes, quand le chantre a termine son cantique de louange, le diacre dit ti haute voix :

« Nous avons regu le precieu.x corps du Messie : remercions done celui qui nous a rendus dignes de participer À ses augustes et saints Mystöres. » Puis, quand l’evöque a pri(”, et qu’il a rendu grÀces pour s’etre nourri du corps du Messie et abrcuve de son sang, quand il a fini les prieres qu’il doit réeller, le diacr(> dit : x Inchnez la tele * devant le Seigneur, • fol. ai. qu’il vous bönisse. » i.a benedicfion achevée, le diacre ajoute : « .Miez en paix. »

 Quant aux parcelles du Sacrement qui sout de Irop, les pretres et las diacres veilleronl À ce qu’il n’en roste rien, se gardant soigneusement d’en laissor une partie considerabU;, cranilo (Tencourir un redoutable jugement, comme Ics fils d’Aaron ou les enfants d’Eli quo lEsprit-Saint fit perir pour avoir mcprisö le sacrifice du Scigneur’. A combien plus forte raison [soraicnt punis] ceux qui traiteraient À la legere le corps et le sang du Messie, s’iniaginant qu’ils reQoivent une nourriture corporelle, et non ime nourriture spirituelle! VoilÀ ce que nous vous commandons À tous, 6 övßqucs, pretres et diacres, concemant le service des saints Myst^res.

 LIII : De l’ordination des pretres et des diacres. Des diaconesses, des sous-diaconesses et des lectrices.

 Toi, ö 6v6quo, ordonne le pnHro: fais-lui riniposition des mains, tous les prßtres et diacres ötant debout : prie et ordonne-le. Ordonne ögalement le diacre en priant et en faisant sur sa töte Timposition des niains, pendant que lous les protres et diacres se tiennent debout. Quant aux diaconesses, aux sous-diaconesses et aux lectrices, nous nous sonimes dejÀ pxprimes ;\ leur sujet ‘.

 LIV : Des confesseurs.

 Le confesseur n’est pas ordonne : etre confesseur depend de la volonte.

Mais il merite une grande consideration pour avoir confesse le nom de Dieu et de son Fils devant les peuples et les rois -. Et si la necessite exige qu’il soit ordonnö Àveque ou pretre, il sera ordonne. Si un confesseur s’empare d’une (eile dignite sous pretexte de sa confession, il sera exconimunie, car 11 n’est qu’un rebelle aux ordres du Messie, et // est dcvenu pire (ju\i)t injidhle^.

 LV : Des vierges, des veuves et des exorcistes.

 On n’impose pas les mains ;\ une viergc, parce que le Seigneitr n’en a pas donin’ Vordre ‘ : cette lutte sainte no reli^ve que du secret propos. Ce n’est pas que la virginite tencle À discr(”diter lo mariaye, mais ello vaque exclusiveluent au service de Dieu.

 Des veuves.

 On n’impose pas les mains À une vcuve. Mais si son niari est morl (l(‘|(uis longtcmps, et qu’elle ait vrcu dans la cimtincnce, sans (nidu puisse rieri lui reprocher, si eile a pris un soin couvenable de sa famillc”, a Texemple de Judith et d’Anne”, alors elli’ sera plac(5e au rang des vcuvcs. Mais si son mari n’est pas mort depuis longtemps, eile dcvra iHre eprouvée pendanl une longue periode avant de m6riter confiance, parce que los passions * persövörent (/(//. vieillissent) avoe momnie, quainl elles ne sont pas maitrisÀes par de solides renes.

 Di: i/exorcistk. — L’cxorcist(! n’est pas ordonne, car cette chose dopend du vouloir de rintcntion cl est un don de Dieu ot du Messie Yasū῾. L’homine, en elFet, en qui reside le Saint-Esprit, et qui ro(,’oit la t’aveur du guerir, laisse transparaitre la grAce qui est en lui et qui lirille pour tous. Si la necessité dcmande que; Texorciste soit ordonnö öv^quc, prrtie ou diacre, on lui imposera ses mains.

 LVI. COMBIEN IL DOIT Y AVOIR D’EVEQUES A L’ORDlNATION D’UN AUTRE EVEQUE

 N est necessaire quo l’évêque reQoive l’ordination des mains de Irois eveques ou de deux. Si 1111 seul évêque lui nupose les mains, cet eveque sera excommunie. Si c’est dans une necessite urgente qu’il a ete ordonne par un seul, parce que, soit À cause d’une persecution ötendue, soit pour tont autre motif, il etait impossible d plusieurs évêques de se reunir, dans ce cas il sera justifie par une assemblée d’évêques qui lui donneront licence et Institution.

 LVII : QUE l’évêque DONNE LA BENEDICTION, MAIS NE LA RECOIT PAS ; QU’IL DEPOSE CELUI QUI MERITE d’ETRE DEPOSE ; QU’IL NE PEUT TOUT SEUL DEPOSER UN AUTRE ÉVÊQUE. REGLES POUR LA BENEDICTION.

 ‘ L’evöque donne la bencdiction, mais ne la regoit pas. N conföre les ordres, ofTre les sacriGces et rc^oit l’eulogie de la part des evöques, mais uou des pretres. L’evrque depose tout clere qui inerite d’etre dnpose, niais Uli cveque no pent À lui seul deposer un autre évêque : pour cela, il doit etre assist^ de j)lusienrs do ses pairs. Le pretre donne la bönedlction et ne la regoit pas; il regoit Teulogic’ de la part de röveque et de la part de son propre associe dans le sacerdocc; il la donne egalement À ses pairs. N impose les mains aux gens, mais il ue confere pas les ordres; il ne döpose pas : il expulse ses subordonnes, s’il en est qui meritent ce chÀtiment. Le diacre ue bcnit pas; il ne donne pas rculogie, mais la regoit de l’évêque ou du pretre ; il ne baptise pas et n’odVe pas de sacrilic(> ; mais tjuand Fört-que ou le pretre cülebrent, c’esi lui qui presente le calice au peuple, vi cela non pas en lant que pretre, mais comme servileur des prctres.

 LVIII : Que ??????????????????????

 Nul clere d’un ordre inf(5rieur au diaconal ne doit exercer les fonctions ‘ loi. :ij. du diacro. Les diaconesses ne donnent pas la bcnediction * et n’excrcent aucune des fonchons des prötres ou des diacres; mais elles gardnit seulement les portes, et assistent les pretres dans le Heu oü ils baptisent les fcmmes : voila, en elfct, ce (fni est ronrenahlc’ .

 LIX. Des PREMICES ET DES ?????.

 Tontes les premices seront apportées À l’évêque, anx pretres ou aux diacres pour leur alimentalion. Les dimes seront pergues pour la nourriturr des clercs, des vierges, des veuves et de tous les pauvres en general. Les Premiers fruits ou premices serout reserves aux seuls pretres et À lenrs ministres.

 LX : De CE QUI RESTE DES ??????????? OFFERT AU MOMENT DES MYSTERES

 Los eulogies qui restent des Mystercs, ou elles u’oul pas ete oirerles, seront distribuées par les diacres au clcrge, selon le bon vouloir de l’évêque Oll du pr(Hre. Fi’i’vcsque recevra (juatre parts, le pretrc, Irois, et le diacre, denx. Tous les autres, sous-diacres, lecteurs, chantres, diaconesses recevront i’ui. :f2-. chaoun une pari. // r.st hon d couvmahle anx yrux de Dien ‘ que * chacun soit lionore en raison de sa di^-nite : rEglise n’cst pas mm (Jcole de confusion, mais de bou oidre.

 LXI. DE CEUX QUI VIENNENT ???? AUX MYSTERES.

 Ceux qui vpul(^nt partici|)er aux saint.s Myst(>res, c’est-À-dire au service de Dieu, soront coinluits par les diacrcs À l’évêque ou aux pretres, pour etre interroges sur le motil’ (pn li-s engage a venir enti-ndre la parole du Seigneur. Ceux qui les annml amenes porteroni li’innignage À leur sujet s’inf’ormant avec le plus grand soin de leurs actions.

 On s’informera avec diligence df leurs actione et de leur conduite, idomandantj s’ils sont esclaves ou hommes libres. S’il s’agit d’un esclave, ou demandera À son maitre s’il pent rendre temoignage en sa faveur; si ce temoignagn n’est pas obtenu, [l’esclave] sera renvoye jusqu’a ce qu’il s’cn soil rendu digne; inoyennant ce temoignage, il sera accucilli. Si c’est resclave (Tun idolatro, ou l’instruira À plaire À son maitre. de rrainto que la parole du Seigneur .soit blasphnnrc’-. S’il s’agit d’un honune ou d’une femme mariös, 011 les instruira À se contcnter [l’un de Tautre]; s’ils ne sont pas maries, on les instruira a eviter la fonncalion et À se marier seien la loi. Si le maitre de cet [esclave], 6tant un croyant et sachant (pi’il commet la l’onncation, ne lui fait nas (‘-pouser une femme, ou s’il ne donne pas de mari a uno «ervanle, ce maitre sera excommunie et chasse. S’il s’agit dun ‘ possede, il sera insiruit dans la pirtc'”. mais no sera pas admis À la particip; tion aux Mysteres, avant d’avoir ele |inrilie; il sera admis À meure de la luoil.

 Toul liomme plong6 dans le monde devra s’ahstenir, sinon il sera rei’usü.

 Si nne courtisane desire ötre inlmise, eile devra changor de vie, sinon eile sera rejetée. Si c’est im fabricaut d’idoles qui desire etre admis, il devra laisser [ce metier], snion il sera exclu. Si quelqu’un, liomme ou femme, est actenr, s’il est conducteur de chars, ou coureur aux jeux olyinpiques, ou joueur de comemuse, ou joueur de cithare, ou joueur de flute, ou maitre de danse, ou cabaretier’, il devra renoncer [À sa profession], sinon il sera rejete. Si un soldat se presente, il sera instruit À eviter I’opprcssion et ruijuxtice cl À etre content de sa pai/e’-; s’il y consent, il sera admis; mais s’il refuse, il sera ronvoye. L’lionime infAme, c’est-À-dire qui couche avce un homme, reffömine’, le magicien, iastiologue, Ie devin, le possesseur d’astrolabe, celui qui s’occupe des heures et du choix des jours, le fabricant de phylactörcs, le charmcur de scrpents, celui qui devine À l’aide de quelque nislruinmi, celui qui inlerprote Ie mouvcnient des raembres.

 celui qui angure du vol des oiseanx, celui qui se garde de la societe (rmi boiteux ou d’un aveugle, celui qui observe le chant des volatiles, celui qui tire un presage de la parole des gens pour y trouver des indications, tous ceux-lÀ seront eprouves pendant un temps, car Ie mal est difncile À arracher. S’ils s’abstiennent de cetle maniere d’agir, * ns seront admis; sinou, ns seront renvoyes.

 La concubine appartenant a un infidele, si elle est esclave et n’a commerce avec lui seul, sera admise; si elle se prostitue avec d’autres, eile sera rejetée. Un croyant ayant une concubine, qui est son esclave, devra se separer d’elle en se faisant chrétien et se marier selon la loi : mais si c’est une femme de condition libre, il agira avec elle selon la loi : s’il ne vent pas y consentir, il sera chasse. Si quelqu’un adopté les coutumes des paiens ou las contes fabuleux des Juifs, il devra cesser, sinon il sera renvoye. Quiconque a la folie d’assister aux spectacles, [aux combats] des lutteurs ou des betes féroces, qu’il cesse; sinon, il sera exclu.

 Colui qui commoncp À S(> faire instruire continuora anisi jicudant truis ans. Mais si (juclqu’un est diligent et bicn forme, s’il manifeste de la droiture, il sera admis, car nous ne considerons pas le temps, mais l’intention et la maniüre dt; vivrc. S’il v a nu linque ensoigaant la parole et dune boune conduite, [il sora aulorise À enseigner]; car ils srront laus nisiruils pur le Smjneu (lil b’ [irophcto.

 Tont croyant ou toute croyante, au lever du malin et avant de vaquer a une occupation quelconque, auront soin de se laver les mains avec de l’eau, et de prier. S’il doit y avoir un sermon ou une Conference catechistique, ils feront passer cette Instruction avant le travail.

 LXV :

 Tout croyant toute croyante traiteront leurs esclaves (‘abīd) avec bienveillance, ainsi que nous l’avons déjà ordonné et enseigné dans les Epitres (Rasā’il). Les esclaves vaqueront au travail 5 jours par semaine ; mais le Sabat et le Premier, ils se consacreront uniquement à l’église, pour y apprendre le Service de Dieu : c’est, en effet, le Sabat que Dieu se reposa, apres avoir achevé l’univers : quant au Premier, c’est le jour de la résurrection du Seigneur.

 LXVI :

 Les esclaves ne travailleront pas non plus pendant la grande semaine de Pâques (alBasḵa/Baṣḵa al-‘aḍīm), ni pendant la suivante, qui est fête : l’une est la semaine où le Seigneur fut crucifié ; l’autre, celle de sa resurrection d’entre les morts. Rien ne leur est plus necessaire que d’apprendre que le Messie est mort et ressuscite d’entre les morts.

 lls ne travailleront pas le jour de l’Ascension (as-Salāq), parce que il en est l’accomplissement de la mission du Messie : ni à la Pentecôte (Tamām al-Kamsīn), car c’est la manifestation du Saint-Souffle qui descendit sur les Croyants en Yasū῾ le Messie, ils ne travailleront pas non plus le jour de la naissance du Messie (Mīlād al-Masīḥ), parce qu’en ce jour, la grâce (ni῾ma) fut donnée tout à coup aux hommes, lorsque Dieu le Verbe (Allah al-Kalima), Yasū῾ le Messie, nous naquit de la Vierge Marie pour sauver le monde. lls ne travailleront pas davantage en la fête de l’immersion (al-ḥamīm), parce que c’est en ce jour que se manifesta la divinité (Lāhūtīya) du Messie : le Père lui rendit témoignage au moment de son baptême (ṣabġa), le Saint-Souffle descendit sur lui sous la forme d’une colombe (ḥamām), et celui qui témoigna pour lui se manifesta aux assistants en disant :

« Celui-ci est le vrai Dieu et lu fils de Dieu »

Ils ne travailleront pas non plus le jour des Apôtres (rusul), car ce sont eux qui furent vos maitres dans la connaissance du Messie et qui vous ont rendus dignes de participer au don du Saint-Esprit. lls ne travailleront pas le jour d’Istifānūs, premier martyr, ni des autres saints martyrs qui ont aimé le Messie plus que leur propre vie.

 LXVII : Awqāt aṣ-ṣalawāt

 A votre lever du matin (Bukra), priez ; priez à l’heure Terce; priez a l’heure Sixte; priez à l’heure None ; priez au soir (al-‘ašā’) et à l’heure où chante le coq : dès le matin, parce que Dieu nous illumine, fait disparaitre la nuit et nous donne le jour ; à l’heure Terce, parce que c’est l’heure ou Bilāṭis ; condamna le Seigneur; à l’heure Sixte, parce que c’est l’heure où le Seigueur fut crucifié ; à la 9ème heurce parce que c’est l’heure où il rendit l’esprit, où toute la nature (al-Barīya) se troubla, où de son côté percé sortait du sang et de l’eau, où, en presence du Seigueur crucifie, toute la création fut saisie de frayeur et de tremblement, à cause du forfait des Juifs Athées (mutā’llahīn), et ne put supporter le spectacle de son Maitre bafoué. La nuit venue, rendez grâces, parce qu’il vous l’accorde pour vous reposer des fatigues du jour ; et au chant du coq, parce que vous avez reçu l’annonce de la venue du jour, pendant lequel vous pourrez vaquer à vos occupations et faire les oeuvres de la lumière.

 LXIII. QUE SI VOUS NE POUVEZ VOUS RENDRE à l’EGLISE, L’EVEQUE CELEBRE LA MESSE DANS SA MAISON ; CAR C’EST L’HOMME SAINT QUl sanctifie l’eglise. 

 Si l’on ne pent se rendre à l’église, à cause des infidèles, celebre la messe dans ta maison, ô évêque, pour que les serviteurs de Dieu ne s’assemblent pas avec les impies ; car ce n’est pas l’église qui sanctifie l’homme, c’est l’homme qui sanctifie l’église. Si les impies s’emparent de l’eglise, fuis loin d’elle, car ils sont souillés : de même, ou effet, que l’homme saint sanctifie l’église, de même l’eglise est souillée d’hommes impurs. S’il est impossible aux fideles de se reunir ensemble à la maison ou à l’eglise, chacun devra psalmodier, lire et prier où ils se trouverint s’ils là sont deux ou trois, car le Seigneur a dit : « La où ils seront assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Que les fidèles ne prient pas à la maison avec les catéchumènes : il n’est pas juste que celui qui participe aux saints Mystères soit souille de ceux qui n’y participent pas. Que les serviteurs de Dieu ne prient pas avec les al-harātīq, meme à la maison : Qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les tenebres ?

 Tout Croyant, homme ou femme, qui aurait commerce avec des esclaves, ou bien se separera d’eux, ou bien sera mis hors de l’Eglise.

 LXIX. DES JOURS OU IL FAUT FAIRE MEMOIRE DES TREPASSES.

On celebrera le 3è jour du decès par des psaumes et des prieres, en Souvenir de Celui qui est ressuscite le troisième jour. On celebrera le 7è jour en faisant memoire des vivants et des morts. On cebebrera aussi la fin du mois, selon l’exemple donné jadis par le peuple, lorsqu’il pleura la mort de Moise. On fera de même à la fin de l’année, en memoire d’eux, et l’on donnera aux pauvres, en souvenir du défunt, une partie de ses biens.

Nous disons cela pour les seuls serviteurs de Dieu. Quant à l’impie, donnerais-tu pour lui aux pauvres tous les biens de ce monde, cela ne lui servirait de rien ; il est clair, en effet, que celui qui a été l’ennemi de Dieu en ce monde restera son ennemi en sortant du monde, car il n’y a pas en lui d’hypocrisie (murā’ā), car le Seigneur « est juste et aime la justice ». Il dit aussi : « Voici l’homme et son Œuvre ».

 S’il vous arrive d’etre invités, vous mangerez avec bienseance (tartīb) et crainte de Dieu, car vous pouvez avoir à prier pour ceux qui ont transité de ce monde. Vous etes pretres ou diacres du Messie, et vous devez être circonspects en tout temps, vous-mêmes et les autres afin d’etre aptes à enseigner la parole de l’Ecriture : « L’homme puissant et colère ne boira pas de vin, de peur qu’en buvant il n’oublie la sagesse et devienne incapable de juger selon la droiture ».

Or, apres Dieu tout-puissant et son Fils unique, les prêtres et les diacres sont les grands de l’église. Nous disons cela, non pour leur defendre de boire, car il ne nous appartient pas de mepriser ce que Dien a crée pour la joie des hommes, mais pour leur interdire de boire au point de s’enivrer. Les écritures n’ont pas defendu de boire du vin ; que disent-elles ? « Ne bois pas de vin jusqu’à l’ivresse », et encore : « Des épines poussent dans les mains de l’ivrogne ». Ceci est dit, non seulement pour le clergé, mais pour tous les laïques chrétiens qui ont ete marques du nom de Notre-Seigneur Yasū῾ le Messie. Ils sont ceux dont il est dit : « Pour qui les ah! Pour qui le trouble. La dispute, la contention ? Qui a les yeux obscurcis ? Pour qui la guerre et les blessures ? N’est-ce pas pour ceux qui boivent constamment du vin et demandent où ils pourront en trouver ? »

 LXX. De ceux qui sont PERSECUTES pour La FOI et de QUICONQUE FUIT DE VILLE EN VN.LE POUR LA MEME CAUSE : Qu’ILS DOIVENT ETRE ASSISTES ENSEMBLE.

 Quant a ceux qui, À cause de leur foi, fuient de ville en ville se souvenant de la parole du Seigneur et sachant que l’espritest prompt, mais que la chair est faible, qui passent d’un endroit dans un autre et acceptent d’etre depouillés de leurs biens pour conserver en eux, sans le renier, le nom du Messie, assistez-les et leur foumissez tout ce dont ils auront besoin, et vous accomplirez le precepte du Seigneur.

 Nous vous prescrivons tout ceci en meme temps : Que chacun de vous reste dans l’ordre qui lui a ete confere et ne depasse pas les limites qui lui ont ete marquées. Celles-ci ne viennent pas de nous, mais de Dieu le Seigneur qui a dit : Celui qui vous ecoute, m’ecoute et celui qui m’ecoute, ecoute celui qui m’a envoye ; celui qui vous meprise me meprise, et celui qui me meprise, meprise celui qui m’a envoyé. Si les creatures de Dieu, qui n’ont pas d’âme, conservent l’ordre qui leur a été assigné, comme le jour et la nuit, le soleil et la lune, les etoiles et les élements, la Variation des temps, les mois, les semaines et les heures, toutes choses qui sont esclaves de la nécessité que Dieu leur a imposé, selon cette parole : Il leur a pose une limite qu’elles ne franchiront pas et, au sujet de la mer : Il lui fit place une home, je lui ai mis des verrous et des partes et je lui ai dit : .\ri’ire /jusqu’ici et, ne va pas au deln ‘, à combien plus forte raison êtes-vous obligés vous-memes de ne rien déranger, dans ce qui vous a été marqué selon la volonte de Dieu ? Plusieurs considerent comme chose sans importance de confondre les ordres. Pour vous, ne confondez pas l’ordination que vous avez reçu, chacun pour votre part. N’usurpez pas pour vous-mêmes les ordres qui ne vous ont pas été conferés; ne prenez pas sur vous tyranniquement de mettre les autres en possession de choses sur lesquelles vous n’avez aucun pouvoir. Ceux qui agissent ainsi irritent Dieu, comme les fils de Qourih et du roi Osias ‘Uzya qui usurpèrent les fonctions sacerdotales sans l’ordre de Dieu : aussi, les premiers furent devores par le feu, et le second ent le front couvert de lèpre. Ils provoquent la colere du Seigneur Yasū῾ qui a etabli les choses ainsi ; ils atristent le coeur du Saint-Esprit et meprisent son temoignage ; ils sont li, en verite, de la responsabilite qui pese sur les auteurs de tels actes, et de la negligence qu’ils apportent dans les sacrifices et l’eucharistie, en sorte que, les ollVaul de leur propre initiative, sans en avoir le droit, ils considerent rhonnfur du sacerdoce, dont la grandeur est comparable à celle du souverain pretre Yasū῾ le Messie, notre roi, comme une affaire d’amusement. Nous avons ete contraints de leur donner cette leçon, car plusieurs sont retoumes à leur folie. Nous disons que Moïse, à qui Dieu, dont il etait appele le serviteur– parlait face à face, comme un homme parle à soi-même, il lui a dit : Je te connais mieux que tous les hommes à qui il parla face à face, par des signes des miracles, par des songes où l’ont voit des anges, pas par des interpretations. Moise, dans le temps où Dieu lui imposait la loi sainte, determina strictement ce qui devait etre accompli par le grand pretre, ce qui devait être fait par les pretres, ce qui concemait les levites, et distribua à chacun ce qui lui convenait et était approprie à son ministere. Et ce qu’il ordonna aux grands prêtres de faire, il n’appartenait pas aux prêtres de s’en charger : ce qui a ete contre la loi ; et ce qu’il ordonna aux prêtres de faire, les levitcs devaient pas entreprendre, mais chaun gardait le ministere propre qu’il avait reçu, sans en sortir ; et si quelque transgresseur s’ecartait des fonffions qu’il avait remes, il etait pnni de moif. Ceci est cclaire * principalement par ce qni advint a Saül : lor.s- * loi.as. ([iril voulut ofFrir des victimes, an l’absence du prophete et graud pretre Samurd, il aftira sur lui-nieme le peche et une maledictiou etemello ‘. Mais le propliete ne fut pas arrete (////. clfraye) par Tonction qu’il lui avait donnée pour le faire roi. Dieu nous a fait connaitre [cncorc] le malhcur eclatant qui frappa Osias : il ne larda pas À se venger de lui pour rdpposilion (pi’il avait faite; [cette Opposition le fit eloigner du tr()ne, purce qui! avait couvoitö la dignite de grand pretre -.

 LXXI. Des degres du sacerdoce et de leur reglementation.

 Votis u’ignorcz pas ce quo nous avons dejÀ reglementö : vous savez qui uons avons appele les uns évêques, les autres pretres, d’autres diacres, par 1. (ir. I Rois, XNI, 9 et suiv. — 2. (^f. N l’aml., xxvi, lü et suiv, Le roi Osi;is tut l’rajipu iJü la lepre et scqueslrti comme les lepreux la priero et j»ar l’iniposilion des manis, cl qne nous avuns assigne À eliacun un ordre d’apres la diversite des noms. Anprcs de nous, ce n’est pas cclui qni rent rrmplir uns indnis ‘ qui obtiendra de notre pari ce qu’il desire, oomme [si nous pouvions imiter] les pretres des veaux [d’or] fabriques par .leroboani- : ccux- la furent abjects devant Dieu. S’il n’v avait pas de loi ni de diflerence d’or- dres, il aurait sufli d’nn seul nom pour peirectionner loute creature; mais, ayant appris du Scigueur la Serie des fonctions, nous avons departi aux eve♦ foi. .js-. ques ‘ le souverain sacerdoce, la prötrise aux pretres, et aux diacres le Service des deux [ordres precedents], pour que les oeuvres du nnnistere puissent se completer muluellenicMt. 11 ne couvient pas aux diacres d’olTrir des sacrilices, de baptiser, de donm r l’culogie aux grands ou aux petits, ni aux pretres de signer, c’es(-À-dire d’ordonner quclqu’un, car il laut öviter d’inlervertir Ics ordres. Dica n’anne p(ts la ronfusion \ et les inlerieurs ne duivent pas usurper audacieusement ce qui appartient aux elus \ se fabriquant une loi nouvelle pour IcMi- luopie porte et ignorant (jue la chose tcmoigne contre eux, s’ils regimbent conlre les aiguillon.s ‘ . Ce u’est pas À nous que de tels hommes fonl Opposition, mais ils resistent À l’évêque de tonte creature, Ie Fils de Dieu, le grand pretre, Yasū῾ le Messie Notre-Seigneur. Par Meise, l’ami de Dien, furent etablis des grands pretres, des pretres et des Icvitcs-; par le Sauveur furent institues aussi treize Apötres, et, par les Apötres, nous avons ete etablis, nous, Clement et Jacques, avec d’autres encore que nous ne pouvons pas mentionner tous un À un. Tons en commun, nous avons etabü, d notre tour, des pretres, des diacres et des lecteurs. Le prenner, le vrai, le seul sou- vcraia pretre est le Messie 7»« ne x’est pax empair lui-mcine^ de cet honneur, * mais a ete etabli par son Pere. Lorsqu’il est devenu pour nous souverain • \\,\. :». pretre, il a otTert la Victime spirituelle À Dieu le Pere, avant d’etre crucifie; et c’est À nous seuls qu’il a commande de faire cela’. 11 y en avait d’autres parmi nous qui croyaient en lui, mais il n’a pas donne À ehacun de ses adeptes d’etre pretre ou de meriter la dignitö pontilicale. Apres son Ascension, nous avons olTert, par son ordre, un sacrifice saint, non sanglant. et nous avons etabli des evdques, des prötres, ainsi que des diacres au nombre de sept.

 Paimi ceux-ci il y avait Etienne, le saint martyr, ([ui ne nous le cedait pas cn amour de Dieu, et qui manifcsta pour liü un tel devouement dans sa foi et un tel amour de Yasū῾ le Messie Notrc-Seigneur, qu’il donna sa vie pour lui; vA les Juifs, meurtriers du Seigncur, le lapidörcnt et le firent raourir’. Or, ce grand hemme, qui etait sonn Vachon de VEsprit, qui vit les porte.s du ciel ouvertes et le Seirjncur À In dmile de Dieu-, nous ne le voyons dans aucun passage faire ce qui u’appartient pas aux diacres, par exemple offrir des sacrifices ou imposer les mainsÀ quelqu’un, mais il garde jusqu’À la fin l’ordre du diaoonat. Accomplir et garder Tles fonctions de] son ordre : voilÀ, en elTet, ce qui con- • foi. .30-. vcnait h un martyr du Messie. ‘ Et si quehpi’un incrimine ici le diacre Philippe et Ananie, le frcre Croyant, le prcmier pour avoir baptise l’eunuque, le second pour m’avoir baptisö, moi Paul, celui-lÀ ne comprcnd pas ce que nous disons. Nous avons dit : Oue nul n’ustirpe pour lui-meme le sacerdoce, mai.^ quil le reroive deDieu’, comme Melchisedee ‘ et Jacob, ou du |.nnrr (h’s prelres, eommr 4flro//’, Ulli lo recut de Moise. Quanl À Plnlippe et a Ananic, ce n’esl pas eux-mömes qui choisirent Icurs fonctions; ce fnt le Christ ^\\\\ Ics ehoisit lons deux, Uli i|ni est le verkable grand prelre du Dieu incomparaide.

 Flu des 71 Canons apostoliques qui sont au nombre de 81 dans le grec et que les Apôtres ont tiansmis par Clement. A Ãœicu soit une grande gloire!

 LIVRE DEUXIEME transmis par Clement que les apôtres avaient envové.

 I : COMBIEN d’EVEQUES DOIVENT ASSISTER A ???? DE I.’EVEQUE.

 L’evrque sera ondoyé par deux ou par trois évêques ; le pretre, le diacre et les autres clercs seront ordonnes par un seul eveque.

 II : De ce qu’on doit offrir à l’autel.

 Si un evf^que ou nn pnMre apporto À Tautol de Ãœien, pour lOllrir cn sacmice, quelque chose d’etranger a ce qu’il a ete ordoune dolfnr, s’il apporte du miel, du lait, des oiseaux ou tout autre animal, en un mot quclqne cluise ([ue ce soit, en dehors de ce que Dieu a prescrit, qu’il soit depose. U ne faut appoi’ler À Tautel (pie des epis mürs et des raisins en leur saison; de muile pour la lampe sainto, et de I’encens pour le moinent du saint Sacrifice.

Les autics fruits seront cnvoyes C(jmme premices À la demeuro de révêque et des pretres, mais ne seront pas oflcits h I’autel; l’évêque et les pretres les partageront entre eux et les autres clercs.

III : Que l’évêque et le pretre ne doivent pas renvoyer LEUR EPOUSE :

 L’évêque, le pretre et le diacre ne renverront pas leur epouse, sous pretexte du service divin. S’ils la renvoient, ils seront excommuniés, et s’ils refusent de reprendre avec elle la vie conjugale, ils seront deposés.

 IV : Du TEMPS AUQUEL IL CONVIENT DE CELEBRER LA PAQUES

 Si Uli (‘â– v(M[ue, un jircHre ou un diacre relebre la Pdque saniti’ eu meme temps que Ics Juifs, avant requnioxe jlu jimiterapsT, il sera deposc.

 V : QU’UN ECCLESIASTIQUE ET NE DOIT PAS SE MELER DES AFFAIRES SECULIERES.

 L’évêque, le pretre ou le diacre ne s’immisceront pas dans les affaires de ce monde : s’ils le font, ils seront deposés.

 VI : SI QUELQU’UN s’ABSTIENT DE COMMUNIER, IL DEVRA s’en EXCUSER.

 Si un evOque, un prelre u lout autre clere ne coinuinnie pas au monient de ia messe, ou bien il dira pour quel motifet, si [ce motif] est convenable, il sera pardonue; ou bien il ue donncra pas de raison, et [alors] il sera excommunie, parce qu’il a rtr une cause de scandaie pour le peuple, * cn Uli donnant ie soup(,;on que cclui (pn a oll’erl Ics Ubialions, ne les olFrait pas diguomonl {litt, avec puretö).

 VII : QUE SI TU ENTRES A l’EGLISE ET ENTENDS LES PRIERES, TU DOIS PARTICIPER AUX MYSTERES.

 Tout Croyant entrant k l’eglise et ecoutant les Ecritures, mais ne restant pas jusqu’À la fin des prieres et ne recevaut pas la sainte Eucharistie et la benedictiou, devra etre excommunie, car il est une cause de division et de Irouble dans l’eglise.

 VNI : QU’IL NE FAUT PAS PRIER avec UN INCROYANT :

 Si quelqu’un prie avec celui qui ne participe pas aux Mysteres, serait-ce à la maison, qu’il soit excommunie.

 IX : Qu’il ne faut pas prier avec un deposé

 Si un clere prie avec un autre clere dépose, il sera dépose lui-meme.

 X : QUE PERSONNE NE DOIT ETRE ACCUEILLI SANS LETTRES TESTIMONIALES.

 Si un clere ou un laique, excommunie ou adinis À la communion, se rcnd dans une ville, chez quelqu’un admis a la communion dans cctte ville, sans avoir des lettres testimoniales, et qu’il y sejoume, il sera excommunie, ainsi que celui qui lui donne mospitalite. Si c’est im excommunie qui a ^te accucilli, la durée de son excommunicaliou sera prolongée, car il a

trompö l’Eglise de Dien.

 XI : Qu’un EVEQUE NE DOIT PAS QUITTER SON SIEGE.

 Un eveqne ne doit pas (|uitter son siege ])our en uocnjier un autre, alors möme que plusicurs voudraient I’y contraindre, exceptö pour un plus graud bien, quand on Ie presse d’aecepter parce qu’il est capable de gagner, par la parole de vcrite, ccux qui se trouvent la. Toutefois, il n’agira pas ainsi de son propre mouvoment, mais d’apres la decision di’ plusieurs évêques et [cedant À leursj vives instances.

 XII QUE l’évêque OU TOUT AUTRE CLERE QU’IL FASSE A UN AUTRE ie nevua etue depose.

 Si un evequc, un prrtre, un diacre un tout autre mcmbre de la lnerarchio sacerdolale cpntte son eglise et se trausporte dans une autre oü il sejoume un temps considerablc, sans avoir pris i son döparl l’avis de son evequc, nous ordonnons qu’il ne soit plus admis, dans la suite, h exercer un ministere quclconcjue, surtout si son évêque lui ayant ordonnö de retounier daus sa residence, il u’a pas obci : il sera alors destitue de sa diguite et admis seulemenl a la communion laique dans le lieu oü il se tronve. Si l’öveque, ehez Icquel il dcmeure, l’accepte comme membre du clerge, pensaut (pie la sanctiou que nous portons est nulle, cet évêque sera exeommunie eomme fautcur de d^sordre dans la hieiarchie.

 XIII : De CELUI QUI SE MARIE EN SECONDES noces, ou epouse UNE VEUVE, UNE COURTISANE, UNE ESCLAVE, UNE FEMME OBJET DE SOUPCONS ou QUI LES LIEUX DE DIVERTISSEMENT, ET DE CELUI QUI A COHABITE avec DEUX SOEURS OU avec SA NIECE.

 Celui qui s’cst inarie en secondes noces aprc^s le b ipteme ou qui a vöcu dans le concubinage, ne pent devenir évêque, ni pretre, ni diacre, ul cHre admis en aucune fagon dans la hierarclne ecclösiastique. Celui qui a epous6 une veuve, une femme objet de soupgons et do’ishonoreo, une courtisane, une esclave ou une femme qui va dans les lieux de diverlissement, ne pjut devenir öveque, prefre on diacre, ui (Mre admis en aucune manirre daus la lnerarchio sacrrdotalc. (^elni (jiü a cohabite avec deux sceurs on avce sa niéee ne pcut dcvenir membre du clerge, pas plus que celui (jni ayant üpouse deux femmes a vecu simultanement avec Ics deux.

 XIV : Du CLERE QUI SE PORTE CAUTION.

 Le clere (|ui se porte caulion pour qurlqu’nn s(>ra depose.

 XV : Des eunuques.

 L’eunuque qut; les linmincs out rcudu Ici ninlyre lui, ou i ([ui ils oul coupe les parties viriles dans une pcrsöcution, ou qui est nö ainsi, s’il merite l’öpiscopat, scra fait évêque; s’il s’i-st mutile lui-in(‘ni(\ il ue sera pas admis d;uis la clericatur(\ parce qu’il est devenu liouncide de soi-meme et eunemi de ce que Dieu a ciée.

foi. ‘rj’. Un clere qui .se mutile sera döposö, * car il est bomicide de sa propre personue. Le la’i’e qui se mutile sera exconimunie peudanl Irois ans, pour avoir attente À sa propre vic.

 XVI : De CELLI QLI EST COLP.VBLE DE FOMIC.VTION, P.VUJURE OL VüLELK.

 L’évêque, le pretre ou le diacre qui seront convaincus de fomication, de faux serment ou de vol, seront deposes. Mais ils ne seront pas excommuniös, car il est dit dans rEcritun’ que lo Seigin’ur nv cluitie pas deux fois pour In mrine action ‘.

 XVII : Du MARIAGE DES LECTEURS, DES CH.VNTRES ET .WTRES CLERCS.

 Que les lecteurs et les chantres qui entrent dans les ordres se niarient, s’ils le dösirent. Mais nous leur ordonnons de le faire landis qu’ils sonl lecteurs, car cela n’est plus permis À aucun clere [d’un ordre supericur .

 XVIII : DES ministres ui fraite ou yui .m.\luit.

 Nous ordonnons de deposer tout évêque, pretre ou diacre qui l’rappe des infidules ou des lideles quaud ils sont coiqiables, voulant par ce moyen ins- foi. .’i:i. pirer de la cranite aux gen.s : unlle pait le Seigneur ne nous enscigne À * agir ainsi ; au conlrairi’, il suppörtait les coups avec patience, // rldil indinlit et ne mdinlissait pa.s, innltnnlr, et ne s’nrilait pas ‘ .

 XIX : De cklli ori .v ete justement excommunie.

 L’evöque, le prßtre ou le diacre, justement deposes pour une faute manifeste, qui oscraient approcher et toucher À une fonction quekonque du ministere qui Icur etait aulicfois confic, seront tont À fait rctranchcs de l’Eglise.

 XX : De celui qui est ordonne iwn simonie.

 L’évêque, le pretre ou le diacre qui obticndraient leur dignite par Simonie seront dcposes, ainsi que celui qui les aurail ordonnös, et ils seront retranch6s tout À fait de la eummunion, comme le fut Simon le magicien par moi, Pierre ^.

 XXI : De celui qui a recours aux puissances du siecle POUR OBTENIR UNE EGLISE.

 Si un évêque a recours À quelqu’une des puissances de ce monde et oblicut par elles une eglise, il sera dcpose ; ^de plus], lui et tous ccux de sa communion seront oxpulses.

 XXII : Du PRETRE QUI Mlil’ltlSE SON ÉVÊQUE.

 Si Uli prötrc, uieprisant son évêque, regoit eu deliors de lui des collectes et se dresse un autel, saus qu’il puisse À bon droit rien reprocher À Tcvc-quc, concemant le service de Dieu * et la justice, il sera depose, ainsi que (ous • lul. ‘.:i- les clercs qui Taurout suivi, conime ayant ambilionne le pouvoir; car e est un rebelle. Les laujues qui l’auront suivi, seront egaUraent excommunies. La peine sera portée contre lui apres uno premiere, un ; deuxieme et une troisieme sommation de l’évêque. 

 XXIII : Dl’ PRETRE OU du DIACRE (JLI ont ete chasses.

 Un pretre ou un diacre renvoyes par un 6veque ue seront pas accueillis par un autre, À moins que celui qui les a renvoyes ne soit prcsent ou ne seit mort.

 XXIV : CLERE ETRANGER NE DOIT l’AS KTRE ACCIEN.LI SANS LETTRES TESTIMONIALES.

 Aucun clere etranger, öveque, pnHre ou diacre ne sera re(;u coinme tel, s’il n’a des lettres testimoniales. S’il en a, ellcs seront examinées, et s’il est messager de la vurite, il sera introduit; sinon, on lui l’era donner ce dont il aura besoni, muis il ne parlicipera pas [À la comraunionj, car beaucoup di’ choses s’accomplissent ainsi, comrae la subreption.

 XXV : Que le primat des évêques doit ethe connu.

 11 faul (jue les évêques de chaipie region sachent quel est li’ur priniaf ; ‘ ful. ‘i’i. ils le regarderonl comnie leur trle et ne Icrünl rien d’imponant ‘ sans l’avi.s deleur superieur, se iKimaut chacnn aux sculs acles (jui importent au lncn de son siege et des localites soumises À sa juridiction. De sou cöte colui ([ui est nomine chef ou primat ne fera rien sans l’avis de tous les évêques. 11 y aura ainsi nnite parl’aite et Dieu sera glorifie par le Messie Yasū῾ et rRsprit-Saint.

 XXVI De LA DEPOSITION DE CEI.UI QUI CONFEKE LES ORDRES EN DEHORS DE SON DIOCESE.

 Un évêque n’aura pas la temerite de faire des ordinations dans des localites ou villages places hors de sa juridiction. S’il rtait convaincu d’avoir agi ainsi, sans l’avis du chef de Teglise de ces villages ou villes, il sera depose, Uli, et ceux qu’il aura ordonnes.

 XXVII : De celui qui .^y\nt ete orüonne eveqve, phetre OU niACHK, n’.VNNONCE V.KS LA PAHOI E DK DlKU.

 Si quelqu’un ayant t4e ordonne évêque n’annonce pas la parole de Dieu. n’exerce pas son minisfere ou ne prend pas soin du peuple qui lui est confie, il sera exconimunie. Le pretre et le diacre seronl Irailes de mmic. Si, (juaud il est arrive, on a refuse de raucucillir, non parce ({u’il le voulait ainsi lui- mt’me, mais par suite de la malveillance du penple. il restera evikpie; quant au clerge de la ville, il sera excommunie pour n’avoir pas enseigue À ce peuple-là l’obéissance.

 XXVIII : QUE LES EVEQUES DOIVENT S’ASSEMBLER DEUX FOIS l’AN

 Les evcques feront un synodo deux fois par an pour s’entretenir des dogmes de la religion et resoudre les düricultes qui pourraient surgir dans l’Eglise. Le premier synode se tiendra la quatrieme semaine apres la Penetecöte, et le second, le 12 ^du mois] de Babeh’.

 XXIX : I.’évêque DEVRA PRENDRE SOIN DES SIENS DE SON EGLISE.

 L’évêque prendra soin des biens de son eglise et les administrera comme sous le regard de Dicu. N \\\n\ dcvra ricn distrairo pour s’enriclür lui-meme, ni donner À ses proches, meme s’ils sont pauvres, ce qui appartient k Dicu – : il ne devra pas, h cause d’eux, trafiquer des bicns de rKglisc.

 XXX : Que l’eveque doit etre consulte.

 Aucun pri’tre, aucun diacre n’ontreprendra quelque chose sans avoir pris l’avis de l’évêque; car c’est À lui qne le peuple du Seigneur a ele confie; c’est lui aussi qui rcpondra de leurs Àmes.

 XXXI : De la distinction des biens de l’évêque et des biens de l’Eglise.

 ‘Los biens de l’evöquo, s’il en a, seront distincts, dislincts aussi les biens * fni.

du Seigneur, alin que l’évêque en mourant puisse laisser À qui il voudra ce qu’il possede et que ses biens ne soient pas alienes au profit de l’Eglise, alors (ju’il a [pent-etre] une famille : epouse, enfants, proches. serviteurs. 11 u’cst pas juste devantDieu niderant In hummes’ que l’Egli.se perde ses propres biens parce qu’on ne connait pas ceux de l’évêque, ni que les biens de ce demior ou de ses proches soient saisis comme biens d’Egliso, en sorte (|ue ses proches, tombes dans la penurie, soient amenes À blasphemer contre sa mort.

 XXXII : QuE l’evkqije est prepose \ux biens de l’Eülise; qu’il DÃœIT LES .\DMIMSTHEIt ET PRENDUE CE DONT IL A BESOIN POl R LUI ET POUR SES PRETRES.

 Nous ordonnons egalemenl que l’évêque ait en son pouvoir les ressources de rEglise : les Ames precienses des hommes lui ont efe confiées; or, quo sont en coniparaison tous le.’^ biens materiels (ju’on lui remet, pour qu’il les fasse adnnnistrer et en nourrisse les pauvres par rintermediaire des pretres et des diacres, avec crainte de Dieu et tremblement? De ces biens, il prendra aussi ce qui lui est necessaire, s’il est dans Ie besoin, et ce qui est necessaire À ses frcres etrangers qui le visitent, afm qu’ils ne manipiout d’aucune des choses indispensables. La loi de Dieu ordonne’, * en elTet, (jue ccJui qui s\’st consacre [au scrvicc] de l’autel, puisse vivre de l’autel-, car pas un Soldat ne fait la guerre À ses propres frais^ contre les ennemis du roi.

 XXXIII Des clercs, évêques, pretres, diacres et auTRES, ET DES LAIQNES QLl VO.NT AUX ,1EI X, s’aDONNENT A I.’lVRESSE ET A l’usure.

 L’évêque, le prrtre ou Ie diacri^ (|ui so livivMil aux jünx, (pn vagaliondcnl , qui s’abaudomimi ;’i l’ivresse, devroat ce.sser, s’mon il.s scront deposes. Le sous-diacre, le lecteur ou le chantre qui agiraient anisi, ou ces.seront, ou seront excommunies; il en sera de meine dos laiques.

 L’ev(‘(|ue, le pretre ou le diaere exigeant une usure de ccUn a qui ils out fait un pnH devrout cesser, sinou ils seront deposes.

 XXXIV : CKLN OUI V\ M’ U.VITK.MIE LlCS UtltKTiy T KS.

 Si un evi’quc, un pretre ou un diaere vont au Ijaplrme des liereticpies ou coinuHinienl À leur sacrilicc, nous ordonnous (pi’ils son-ut prives de lours diguites, car il ve penl y aroir il’arcord nitre le Christ et Satan; et ijnel raitporl jti-nt-il ,/ (u-nir c/ilre le jidete rl l’ni/idele – ?

 XXXV (De l.\ deposition de celui qui tient QUE LE MARI.\GE, LE VIN ET L.^. VI.\NDE SONT IMPIRS.

 Tout clerc, eveque, pretrc, diacre ou autre qui evite de se marier, de manger de la viande et de boire du vin, non par ascetisme, mais parce que ces choses semblent des impuretes, quoique l’Ecriture avauée qu'(7/(‘.« sonl toules trrs Ixmnes’- et (pie Dien a crrv moinine mdle et femellc’, et blas- plionie de cette niauierc, ou l)ieu s’ameudera ou, sinou, sera depose et chasse de ll’^ylisc; le lauine sera traite de nK’Uie. Mais s’il prati([ue cette alislincnce par pruitcuc«’ et par piöte, il le peul licitcuient.

 XXXVI : De 1..V dicpositkin de cioi.ri i)V\ nk hecoit l’\S I.KS l’ECIlEUilS lu;i’ENT.\NTS.

 Si Uli i”viM|nr, Uli pn’lre ou un diacre ne vculcnl pas reccvoir éelui qui i-evicut de son peche, ils seront deposes, parce (pnls alllincnl Ie cirur du St-i- gueur (pn a di’ : // // ttnra de la jnie tlnns /r- cid pmw im scnl jiri-hcur ijnl si- rrpcnt ‘.

 XXXVII : DE VIANDE ET DE VIN I.ES .lOLRS DE FETE.

 Si reveijue, le prOtre et le diacre ne nuniyent pas un pi’u de viande et ne boivent pas un peu de vin les jours de ft’te, *croyant dans lenr conscience ces * i'”‘- ‘â– ‘ choses illicites, et devieuinMit ainsi nne cause d(> scaudale pour plusieurs, 11s scront di’poses.

 XXXVIII : Des clercs oui mance.nt et hoivent d\ns i.es ALHERGES. De CEUX (^>l I OUTltAllENT LES LtJ.EUCs]. Du CLEUE Ol’ DL’ L\1QLE QUI IliAl’PE IN IMIli.ME.

 Si Uli cnTe est trouve manü-eant on Imvaul dans nne aul)cr;ji\ il scra exromnmnn’, excepte si les necessiles d’un vuyage le roiecnl a loger dans Ulli’ Ihili’llcrie.

 Si Uli cicie nnliano -Uli évêque, il scra ddposö, car [rEcrituro^ dit : AV nu-dis punil du pmice de ton pnndc’. Si im clcre oulrage un pretre ou un diacre, il scra cxcoinmumu.

 Si Uli clcre frappe un sourd, un boiteux, nn aveugle du im Nain-al, N sora exconinninn’ ; scra Iraili’ paroillomcnt Ie laique qni ayirait anisi.

 XXXIX :

 L’evöque (ni If |in’lr-e npulincnl * a l’i’gard <les cicrcs et du jienpir et 11e li’ur i’nscionant pas Ie scrvin’ Av Dien scra cxconminnie ; et s’il pcrsi’vrre dans sa iK’gligcnrc. il scra deposc.

 XL Pih’osiTioN wv. i.kvki^h n ou la pni.mie ULI .n’aSSISTK P.\S in CI.KHE INNIGICNT.

 Si Uli evc([ue ou un pirlre, saus souci de i’nidigcuce d’un clerc, ne l’assisle pas cu lui dounant le uöccssairc, il sora excüinninnic: et, s’il persiste (laus sou insouciauce, il sera depos^ö comnie assassin de sou ircro.

 XLI Dk i:i;h I i.u 1 i-hopack t.ks i.ivres nes anvknsmnes.

 Sl ([nrhju Uli propage ilans l’l’jglisü des livrcs ecrits par les inipies, [Cu!(‘s presentanli mcnsongercini’nl idinme saints, pnni’ picnilre au pirgo le peuple et Ie clcrge, il sera ilrposi’.

XLII : l. Dl’ MINMSTHK SACNl’: CONNMNCI llK I i )H M ( : \ T M )\ , ETC.

 Si Uli t’!V(”(nie est accuse (^1 eDnvanicu de ronncalidU, d adulleie uli d aulres 1 lioscs analogues et dcfetidues, il ne l’eta plus partie du elcrge.

 XLIII De CEI.IM I.MI NENIK I.E ChltlST oe I.E SACEINMICE. 

 Si Uli clerc, par cranite des nonimes, juifs, paieus ou liereti([ues, renie ie 11(1111 du Clnist, * il sera excominnnie; s’il renie le noni du saéerdoce, il sera ‘id. depuse. Sil se rep(>nl, il sera re^u et adnns eounue lanpie.

 XLIV Celui qui mange de la chaire avec le sang

 Si un évêque, un prêtre, un diacre ou un autre clere de la hiérarchie sacerdotale mangent de la chair avec son propre sang, c’est-à-dire la chair d’un animal dechire par une bete feroce – ou dune bete morte, ils seront deposes comme la loi ordonne : si c’est un laïc, il sera excommunié.

 XLV : De celui qui jeune le s.vmedi et le dim.^xche.

 S’il se trouve un clere jeünaat le dimanche ou le samedi — sauf le grand samedi de la PAque — il sera depose; si c’est un laique. il ue sera pas admis À la comraunion.

 XLVI : De CELLI QVI E.NTRE I)A>S LE LIEU DE KELMON DES JLIE;- ET DES LNCROYANTS.

 .Si un clere ou un laique vont À la synagogue des juifs ou au teniple des heretiques pour prier, le clere sera depose et le laique excommunie.

 XLVII : ENLEVE L>E VIERGf.

 Le clere qui frappe quelqunn daus une rixe et cause sa mort sera depose pour .sa violeine ; .si c’est un lai((ue, il sera excommunie. Si nn laique enlevo luie vierge non encore fiancée et qu’il habite avec eile, il sera excommunie; il ue pourra pas en epouser une autre, mais il restera avec celle qu’il a violentée, meme si eile est pauvre.

 XLVIII : Di: CICI.l I i,U I KST OUDONNl’; IPiax inis.

 Si un cvcqup, un pretre ou un diacro n^goivent deux fois Tordinalion, ils seront deposes, ainsi que cclui ([ui Ics aura ordounes, cxciepte s’il appert que |la premiere] Ordination leur a etc’ couferce par des licrr’ti([ucs; car il ne se pent ponit que ceux qui onl rte l)a[)tises ou ordonnrs par de lidlcs gcns soient devenus fuleles ou clercs.

 XLIX (69, 70, 71). — De cei.n qui nk .ikine i-as [‘enpant i.io caui’mi:, NI LE MERCREDI ET LE VEN»HE1>I. I )e CELUI QUI .lEU.NE EN ME.ME l’EMl’S QUE LES .lUN-S OU CELEHllE LEIHS FEIES Ol XCCK P Tl-: liK l,i:i I! I’MN \/.1.ME. De CELUI QUI PORTE I1E I.’llllI.E OU L.NE I.AMl’E AU TE.MIM.K NES .lUltS ET DES (IKNTINS.

 L’evOquc, Ie pretre, le diacre, le lecleur ou le chantre qui in’ jcuneraicnt pas pi’ndanl la sanile (juaraulai’.ie, ni le incrcrcdi et Ie vcudrcdi, À luoin.s qu’il.s 11e soient empeches par une lualadie corporelle, serout depo.ses; si c’est Uli laique, il sera excomnuinic.

 Si im évêque, un prelrc, nn diacre 011 im elcre jeunenl en meine Icnips (|ne les juifs celc’lircnt lenrs ftHes 011 accoptcnl Icnrs cadeaux de fete, tels (|iR’ panis azynips et choses semlilables, ils scronl di’posi’^s; nn laiquo sora t’Xfommimu!.

 Si UM laiqne porte di; rinnlo ou une lani[i(‘ À un tcinple paicu, ou À la syna<>ogue dos juifs, il sera excommnniö.

 L : Si un chTE d(”rob(! À röglisf^ de la cire 011 de mnih’. il sera cxcomninnn’ Ol (ddiye À restituer Ie quintuple de ee (pi’il ama vole.

 Pour ee qui est du mobilier sacre; ou des vases d or et d’argenl qni sollt aux pretrcs, il n’est janiais permis À personne de les employer À des usagcs profanes, car c’est conlraire a la loi ; ^i ipudqu’nn le fait, il sera (diÀtie et chasse de TEglise.

 LI : k I.’liVKnl k inchimine.

 Si Uli évêque est incrimine par des fidelcs dignes de conliancc, * il devra • iV)i.

elre Iraduit devaut li’s évêques. S’il se presentc, avoue sa faule ei est convaincu, on lui appliquora la peine qu’il merite. S’il ne repond pas À Fappel, il sera convoque une séeonde fois par rintermediaire de deux évêques qui lui seront deputes; s’il u’obeit pas davantage, ou le eouvoquera une troisieme fois eil lui depulaut eaeore dcux evecpies; et si, nnquisanl cclle couvocalion, il rel’use d(i comparaitre, Ie svintdi’ lui iniligcra une prine en rapport [avee sa faule, pmir (jn’il ue soit pas couinie un cdUpalilr (|ui echappe À la justice.

 LII : Qu’on ne hecemia 1’\S coMue in kveoi e i.e TEMOHINSCE HIN .\UVEI1S\I RE, Nl CEI.UI ll’uN SKI I. KVEOLE. (^)l E I. EPIÖCOI’AT n’eST l’AS UEREDITAINE. OuLN l’OSSEHE NE PEIT DEVENIEl IMIETNE Qu’aPRES SA GVERISON (////. l’V lUFICATION ) . OuE I.’uOMME AEKI.IC.E 11 IN DÉEALT COIN’OHEL PELT DEVEMN l’UKTHK, Sil. I.E MEINTE. (^U IN WEUGLE Ol UN SOUIN) NE PELVENT DEVENNt EVEQIES.

 On ue recevra pas contre un évêque le t(‘Mnnin-uage d’un liereti([uc. ai cclui d’un seul Croyant, ui celui d’un seul évêque, car tonte parole sera ctablie snr la (lepositnni Je ileu.r i»i de trois temnins ‘.

Un évêque ne doimera pas la dig-nite de re})isc’opat a son iVeru, a sun fds Oll À ses proches, * et n’ordonnera pas qui il vent; il n’est pas convenable qu’il laisse une famille heriter de repiscopat cn donnant, pour des interets humains, ce qui appartient À Dieu; il ne convient pas qu’il laisse Fl-lglise du Messie devcnir liereditaire : si quelqu’un agil anisi, Tordination sera nulle, et lui-möme sera chÀtie par sentencc.

 Celui ([ui est borgne ou hoitenx sera fait evecpic, s’il niL’rilr i’cpiscopal ; car ce n’est pas un defaut curporel qui pent souiller, mais l’inipurete de l’Ànie.

 Un sourd ou un aveugle ne seront pas faifs eveqnes, non (|u’ils soient inipurs, mais pour eviter la dilapidation des biens de D’^glise.

 Uli posscde ne sera pas i’ait clere e( ne pricra pas avec les lideles ; mais, apres sa delivrancc, il sera admis [dans l’assemblée des Croyantsj et, s’il le merite, pronin a la clericature.

 Llll : (kl’ll. NK I-VIT P\.S CONFEUEH l’kPISCOP.VT .V CKI.ll nl 1 KTK li.\.PTlSk RKCKMMENT OU [qUI SOKTj d’iNE VIE DEREGLÉE. (^)i-‘lN EYEyUE .NE DOIT P.\S ETUE PKUCEPTELlt . Ou’vN ESCL.WE NE PEVT ETRE ORUONNE SA>S I.’aVIS de SES M.VITRES ET [yi’.VLORs] IL SER.V Al-l-lUNCNl.

 Celui qui sort du paganisme ou d’nne vie cU-tM-glée ‘ ne pent pas etre fail (â– â– vrqne sur-le-cham|) ; car il u’esl pas seant que cclui (pü n’a pas pte eprouve dcvicnne docienr des autres, a moins quo ce ue soll par un dou [special] de Dicu.

 N ne faul ])as, nous l’avous dit, ([ue Tch-eque siege pour lever Fim})(‘)l, uiai’^ il düit se donuer loul culier aux all’aires de son l\L;li.se : sinou, il devra abdi(pier Fepiscopat, cai- le Seigneur a decrete quo prrsunne nr ncut ‘ serrir denx maitrcs’-.

 Nous ne voulons pas (lu’un esclave soil [jrunui a la ch’i-icalurc, sans l’avis de ses maitres, de crainte qu’ils n’eu soient coulraries ; ear cela bouleverse la faunlle. S’il amv(> qu’un esclave nu-rile de giavir la lneranlne sacerdolale, comnie le Seigneur nous l’a nidulre pinr < )u(‘sime, et que ses maitres vcuillcut rallVanchir, le liberer et lni peraicdre de quitler Icur maison, il pourra etre orcbunu’.

 LIV : KVK(^>1 K, 1,1-: l’UKTliE Ol I.K DIVCItE NE PEIVEM’ SEltMlt 1I\NS I.’ahMÉE. OUE l’évêque, LE I’HETHE Ol I.E Dl.VCRE NE DOIVENT P.\S MEI’NISEIt I.E HOL

 (ielni qni se vone a la nnlice et vcnl exercer ch;ux l’ouchous a la l’ois, imconiniaiKlemenl lnnnain et Ie sacerdocc, sera döposi’;. [Le Seigneur] a dit : licndcz (I Dien (â– (â–  (jui est a Dien, rl du rai ve i/ui csl dn nn ‘.

 (Iclni (|ni nir’nnsc, t^onli-i” loulo jnslicc, Ie mi 011 le niag’istr.il, scia [mni de d(”|tosition, s’il est (dcrc, cl d’cxconimunical nui, s il c^l lai(|nc.

 LV : Des i.ivitEs 111-: i.Wncie.n et im Ps’oive.m [Test.\ment] RECIS 11.\XS l’EglISE.

 O clei’cs et lauines! vous rci;arilerez coinnie sainls et \cncraliles Ions les livres que voici : dans rAncicu Tostamont, les cniq livies de Moisc, la Creation, l’Exode, le Levitnino, los Nombres, le Deulöronomc: .losue lils de loi. .-.o, Noun; le livre des .Inges; Samuel; * les quatre livres des Hois : Ie premier et Ie si’coinl ronnant nn scul livre ‘, Ie tnnsieme et Ie quairirine formaul Uli anlre livre; les deux livres des Paralipomenes ; Hutli la .Moahile; le premier et le second livre d’Esdras, qui formenl un scnl livre; .lob; les Psaumes, au nombre de éent cin([uante; les Proverlies deSaloniou; l’Ecclesiaste. j’est-À-dire le Collectionneur; le Cautique des eantiques; les douze pelits Proplietes; Isaic; Jeremn’; Daniel; Ezechiel; — et ceux-ci (|ue vos enfauls lnont avce prolit : la Sagesse de Salomon; .Judith; les trois livres des Machalx’es; la Sagesse de Yasū῾, le doete lils de Sirach -. Nos livres conqiosaut li’ Nonvran Testament sont : h’S quatre Kvangiles : Matlhieu, Marc.

Lue et Jean; les Actes des Apötrcs; les deux Epitres de Pierre; les Irois Kpitrcs de Jean; TEpitro de Jacques; l’Kpitre de Jude; les quatorze Epilres de Paul; l’Apocalypse de Jean ‘.

 LVI : nitnK’ro dans l<> f/rcr). — Recommanhation des Apötkes AIX liVEQUES; LEIH BENKIlltmo.N.

 Tels sont les commandemeuls ([U(> ikhis vous fuisuns, ö (”V(‘(jn»’3, touchant les canons. Si vous les observez Croyantmont, vous éeliapperez aux dangers, vous serez sauves et vous aurez la paix jusqu’À la fm; si vous ue Ics agréez pas et refusez de vous y sounicttrc, vous sercz des objets de derlsion, vous provocjuerez uno guerre pemiauente les uns conire les autres et vous recevrez eusuile le chÀtiment que vous anrez niente par vcjlre dcsobeissance.

 (^)ue Dien hn-mmu’ avée son ImIs unique et rKsprit-Sainl , crealcur de l’univers, vous elablisse tous cL eliacun dans la paix et ron.s dispose a lontcs les bonnes amvres’, sans inconslance, sans souillure et saus pecne; qu’il vous reude dignes du sejour de la vie etemclle par son lils bien-ainie, Yasū῾ !