Ibn Hawqal, Caractère des Maghrébins, v. 950 n-è

Le peuple est plein de soumission pour le prince qui sait le gouverner d’une main ferme mais turbulent et séditieux quand le souverain montre de l’indulgence ou de la faiblesse.

Dans aucune de leurs villes on ne voit le vice se montrer ouvertement comme dans l’Orient ; il ne s’y rencontre rien de ces choses qui sont condamnées par la loi ; ainsi les luths (‘Aydân), les tambours (Tanâbir), les guitares (Ma’ârif), les femmes musiciennes, les efféminés (al-Mukhannathûn) et l’impudicité ne s’y voient pas.

Il faut cependant ajouter que la plus grande partie du peuple de ce pays, même de ceux qui ont l’esprit cultivé, se distingue par un défaut de réflexion et par un emportement qui va jusqu’à la folie et l’entraîne à verser le sang.