Jean Chardin, Le faux-monnayage des Français de Smyrne-Izmir en 1656-1669, 1686 n-è

La seconde remarque, c’est qu’il n’y a pas de gens au monde plus aisés à tromper, et qui aient été plus trompés que les Turcs. Ils sont naturellement assez simples et assez épais, gens à qui on en fait aisément accroire. Aussi les chrétiens leur en font sans cesse une infinité de friponneries et de méchants tours. On les trompe un temps, mais ils ouvrent les yeux, et alors ils frappent rudement, et se payent de tout en une seule fois.